| Ancêtres de Louis MARCHESSEAULT du
Canada ( marchesseau_genea@hotmail.com )
PARENTS: JEAN (GUILLAUME) MARCHESSEAU & ANNE BOUTILLER/BOUTEILLER/BOUTEILLE:
FRANÇAIS
Les parents de Jean Marchesseau indiquer dans les archives
de la province d’Aunis, Guillaume (et non Jean) Marchesseau
marié 22 juin 1676 à Marsilly, laboureur à bœufs
originaire de Villeneuve la Comtesse, âgé de
27 ans (veuf de Françoyse Cour…deau ? et veuf également
de Catherine Cherbonneau) (AD17 en ligne p° 227/236),
Aunis à Anne Bouteiller/Bouteille, âgée
de 25 ans (fille de Jean Bouteille laboureur à bras
et Jacquette Chabosseau) ; Témoins au mariage : Daniel
Marchesseau frère de l’époux et Daniel
Marchesseau, cousin germain qui signe fort bien l’acte
de mariage ; il existe également un contrat de ce
mariage passé chez Maître Bresson en avril 1676.
On ne pouvait trouver les parents de Guillaume à cause
de l’acte qui est sûrement très abîmé,
le nom du père doit être illisible ou la page
déchirée, car on ne manquait jamais d’indiquer
le nom du père, et celui de la mère est tronqué C.deau.
Une sœur d’Anne Bouteille, Suzanne Bouteille qui
se mari le 10 mai 1676 à Barthélémy
Tiraton. (Cette information est de Blanche Marchesseau de
Nantes, France, le 22 février 2008.)
1.1,1(F):JEAN MARCHESSEAU DIT LA RAMÉE, {gs,lm,am}.
Jean est né environ 1679 en Aunis, France, décédé le
22 janvier 1736 et inhumé le lendemain à Québec,
mar.10/11/1710, Notre-Dame-de-Québec, *MARIE MADELEINE
GATIEN DITE TOURANGEAU, née 26/4/1691, Québec,
d.11/12/1749, Québec, (prts:Pierre Gatien dit Tourangeau & Geneviève
Pinquet). (extrait de mariage page 4001).
Les enfants voir: 2.1
Jean Marchesseau dit La Ramée est l’ancêtre,
pionnier et tige de ce nom originaire du Canada. Environ
1703, il fit la traverse de l’Atlantique de La Rochelle,
France à Québec en Nouvelle-France. Peut-on
savoir le nom du bateau qu’il a pris pour venir en
Nouvelle-France? En 1703, le Capitaine Jean Léger
de Lagrange avec l’Atalante, est le seul qui soit venu
en Nouvelle-France de la France; mais pas de liste de passagers.
Aucun bateau n’est venu en Nouvelle-France entre 1698 à 1702.
(Information: Le Centre de Généalogie Francophone
d’Amérique de la liste des bateaux venus en
Nouvelle-France, “Liste des bateaux”. Est-ce
que c’est le bateau qu’il a prit pour venir à Québec?
Le 17 mars 1704, une Quittance faite par Charles Bouvier,
maréchal de Québec, avec autres personnes inclut
Jean Marchesseau dit La Ramée, du salaire à eux
dû par la succession à la Maison Blanche et à St.
Jean, (17 mars 1704). Au Recensement du roi de 1716 en la
ville de Québec sur la rue des Carrières, Jean
Marchesseau dit La Ramée était âgé de
37 ans, Madeleine Gatien âgée de 25 ans, Joseph
Marchesseau âgé de 2 ans et Élisabeth
Petit, cousine de Jean Marchesseau dit La Ramée.
Résidant de 1703-1736 à la ville de Québec.
Jean était charretier de métier. Sur les certificats
de naissance de Jean-Baptiste, Nicolas et Geneviève,
l’appellation du nom de leur mère est écrite:
Magdeleine Gatien. Madeleine maria en secondes noces à Christophe
Dubois le 20 janvier 1737 à Québec, né en
1707, fils de Noël et de Marie Saureau de St-Aubin,
ville de Guerande, diocèse de Nantes, Haute-Bretagne,
décédé le 10 décembre 1747 à Québec.
Il devait alors prendre la responsabilité d’élever
les enfants de la première famille Marchesseau en
Amérique du Nord.
Le 8 janvier 1748: Arrêt qui ordonne d’enregistrer
le brevet de ratification obtenu le 17 mai 1737, par Jean
Marchesseau dit La Ramée et Madeleine Gatien, la concession à eux
faite le 12 mai 1737 de 30 pieds de terre de front sur la
rue des Carrières à Québec.
Pierre Gatien: né en 1659, couvreur en ardoise, il
avait 20 ans quand est venu au Canada; est originaire de
Notre-Dame-de-la-Richeville, Tours. Son premier mariage en
1679 à Marie Jeanne Besnard, fille de René et
Marie Sedilot. Marie décédée le 4 juillet
1681 à l’âge de 17 ans. En second mariage
le 19 janvier 1682 à Geneviève Pinquet, fille
de Pierre et de Anne le Chevalier. Geneviève décédée
le 23 décembre 1702. Pierre eut un troisième
mariage avec Marie Gignard le 28 janvier 1704, veuve de Antoine
Renaut. Marie est fille de Laurent et de Elizabeth Sorin.
(autre information par Claire Marchessault-Meilleur, Iberville,
Qué. (8.4,8))
La première mention de Jean Marchesseau en Nouvelle-France
est datée du 17 mars 1704, alors qu’il reçoit
en compagnie d’autres individus, la somme de 20 livres
des mains de Pierre Haimard, procureur des créanciers
de Charles Aubert de Lachesnaye, pour avoir entretenu les
chevaux de sieur Aubert à la Maison Blanche. Cette
Maison Blanche existe encore aujourd’hui, située
sur la rue St-Vallier, dans la basse-ville de Québec.
Construite dans les années 1660, elle est une des
plus vieilles maisons de la ville de Québec. Jean
Marchesseau exerce le métier de charretier. Divers
actes notariés nous indiquent qu’il faisait
entre autres le transport de pierres, servant à la
construction d’édifices, entre les carrières
de Beauport et Québec. Coïncidence, il habite
sur la rue des Carrières (près de l’actuel
Château Frontenac). Son inventaire de biens au 22 janvier
1748, devant le notaire Barolet, nous apprend qu’il
possédait une maison de pierre à deux étages
sur la rue des Carrières, située à l’arrière
d’une petite maison de pièces sur pièces,
avec 3 petits hangars et une étable.
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2.1
PARENTS:1.1,1: JEAN MARCHESSEAU & MARIE MADELEINE GATIEN
DITE TOURANGEAU:
2.1,1:JEAN BAPTISTE MARCHESSEAU, n./b.&bapt.20 & d.30/9/1711,
Québec.
BIO-F: (extrait de baptême page 4003), (extrait de
décès page 4003), possibilité de décès,
maladie de Siam, une épidémie de 1710 à 1711.
2.1,2:SUZANNE MICHELLE MARCHESSEAU, n./b.&bapt.28/9/1712,
Québec, d.23/9/1714, Québec
BIO-F: présent au baptême de Suzanne Michelle:
les parents, Pierre de Vaudreuil de Cavagnate, de Vaudreuil
gouverneur général de la Nouvelle France, Suzanne
Delangloiserie et Delangloiserie lieutenant du roi. Possibilité de
décès, la rougeole, épidémie
de 1714.
2.1,3:JOSEPH MARCHESSEAU, n./b.15/4/1715, Québec,
d.2/12/1719, Québec.
2.1,4:JEAN BAPTISTE MARCHESSEAU I, n./b.17/8/1717, Québec,
d.7/12/1749, Québec, mar.1/10/1742, Québec,
*MARIE JEANNE CORBIN/COURBIN, n./b.4/5/1717, Québec,
d.9/12/1787, St-Antoine-sur-Richelieu, Qué., 2e mariage
de Marie Jeanne Corbin, mar.15/11/1751, Québec, *Pierre
Laberge, n./b.16/5/1717, d.30/10/1757, (prts:Guillaume & Marie
Jeanne Quentin, mar.14/2/1695), (parents de/of Jeanne: David
Courbin II, n./b.1673, Contracteur de navires, mar.23/2/1707,
Québec, *Marie Favron/Faveron, n./b.1687, Québec,
d.4/5/1717, Québec).
Les enfants voir : 3.1
BIO-F: (extrait de baptême de Jean Baptiste page 4003),
(extrait de mariage page 4004), (extrait de décès
de Marie Jeanne Corbin page 4004). Jean Baptiste Marchesseau,
maître charpentier de vaisseaux et résidant
en 1717-1749 en ville de Québec. Quelques personnes
importantes sont présentes au mariage de Jean Baptiste
et de Marie Jeanne Corbin, l’écuyer conseiller
du roi et lieutenant général civil et criminel,
David Corbin, maître charpentier entretenu pour le
roi, Charles Noël Dubois, sergent d’une compagnie,
et enfin Louis Parent, négociant. Il est écrit
que l’évêque a accordé une dispense
d’un ban pour ce mariage. Pouquoi? Si nous regardons
l’histoire, en l’année 1742, la ville
de Québec est affligée par les famines. Jean
Baptiste ne semble pas trop touché car il décide
de se marier quand même cette année-là.
De 1744 à 1750, ils eurent 4 enfants, mais Jean-Baptiste
est décédé en 1749 avant que son dernier
fils, Étienne est né. Marie-Jeanne Corbin se
mari en seconde noce à Pierre Laberge en 1751. De
1752 à 1757, Marie Jeanne Corbin et Pierre Laberge
eurent 4 enfants. Mais, seulement les deux premiers ont survécus à l’âge
adulte. En 1757 Marie Jeanne Corbin était âgée
de 40 ans, est ses enfants : Christophe 13 ans, Jean-Baptiste
II 11 ans, Marie-Geneviève 9 ans, Étienne 7
ans, et aussi Marie Jeanne Laberge 5 ans et finalement Pierre
Laberge, fils 3 ans. En 1767, était une grande décision
pour la famille Marchesseau et Laberge. Marie Jeanne Corbin-Marchesseau/Laberge
et ses enfants partent pour St-Antoine-sur-Richelieu durant
1767. Cette année là, Marie Jeanne Corbin était âgée
de 50 ans, Christophe était âgé de 23
ans, Jean Baptiste âgé de 21 ans, Marie-Geneviève âgée
de 19 ans, et Étienne âgé de 17 ans.
Marie Jeanne Corbin est décédé le 9
décembre 1787 à St-Antoine-sur-Richelieu, Québec.
F-: Les enfants de Pierre Laberge et de Marie Jeanne Corbin:
1.Marie Jeanne Laberge, n./b.11/9/1752
2.Pierre Laberge, n./b.8/1/1754
3.Henri Joseph Laberge, n./b.20/4/1755, d.2/9/1755
4.Marie Louise Laberge, n./b.11/4/1757, d.10/6/1758
2.1,5:JOSEPH MARCHESSEAU, n./b.18/4/1720, Québec,
d.23/12/1741, Québec
2.1,6:NICOLAS MARCHESSEAU MARCHENOT DIT LA RAMÉE,
n./b.5/3/1723, Québec, d.16/4/1803, St-Antoine-sur-Richelieu,
Qué., mar.30/4/1753, Montréal, Qué.,
*CATHERINE PÉRAS, (prts. Pierre & Marise Crépin),
n./b.1727, d.16/11/1760, sépulture: 17/11/1760, mar.15/1/1778,
St-Charles-sur-Richelieu, Qué., *MARIE JOSEPHTE GATIEN,
(ve: Pierre Loysel).
Les enfants voir : 3.2
BIO-F : (extrait de baptême page 4005), (extrait de
mariage de Nicolas et Marie Josephte Gatien page 4005). Nicolas,
l’esprit à l’aventure pour de nouveaux
horizons, s’amène à Montréal pour
son premier mariage le 30 avril 1753 à Catherine Péras.
De cette union eurent quatre enfants, mais hélas tous
décédés en bas âge et son épouse
Catherine en 1760 qui fut inhumée à Montréal.
En 1765 on le trouve au Wisconsin pour la traite de la fourrure
et pour participer à une cérémonie baptismale
le 13 juin 1765, donné avec le prêtre Du Jaunay,
missionnaire de la Société-de-Jésus,
d’Antoine, fils légitime d’Antoine La
Fortune et de Charles Outoukis, son épouse, née
le 23 janvier sur le fleuve Mississippi à l’embouchure
du Wisconsin. Le parrain était Sieur Nicolas Marchesseau
et la marraine, Angélique Sejournée, épouse
de Sieur Cauchois. L’enfant a été baptisé en
privé par Amable Roi, avant l’arriver du prêtre.
Le père Du Jauny retourne à Québec après
le 3 juillet 1765 pour le restant de ses jours. Cette information
se trouve dans le Registre de Mackinac à l’état
du Michigan.
Nicolas retourne à Saint-Antoine-sur-Richelieu chez
ses neveux, et le 15 janvier 1778, à Saint-Charles-sur-Richelieu,
il se marie avec Marie Josephte Gatien, veuve de Pierre Loysel.
Ses neveux Christophe, Jean Baptiste, Etienne et leur mère
Marie Jeanne Corbin étaient au mariage. Leurs signatures
se trouvent sur son registre de mariage. On ne sait pas si
Marie Josephte a été avec Nicolas dans le nord-ouest
américain, ou si elle est décédée
auparavant; aucun rapport pour le vérifier.
Cette information se trouve dans la collection historique
du Wisconsin : le 5 août 1787, un baptême de
Jean Baptiste Guillory, né le 25 novembre 1783, fils
naturel d’Antoine Guillory et d’une mère
indienne. Le parrain est Nicolas Marchessau et marraine Félicite
Pilet, dame Carignan, qui ont soussignés et ainsi
que le prêtre missionnaire Payet.
En 1794, Nicolas se trouve à la mission de Saint-Ignace-de-Michilimackinac,
paroisse de Sainte- Anne (1725-1821) au Michigan, Jean Bonga,
marié le 25 juin 1794, Jeanne et son mari, un couple
noir libre. Ils ont reconnu et légitimité Charlotte, âgée
d’environ 12 ans. Le Dru, missionnaire apostolique
Dominicain. Témoins : Jean Nicolas Marchesseau, F.
Hamelin, prêtre, François Souligny et Charles
Chandonnet.
Le 2 août 1796, ont soussigné, le vice-général
de l’évêché de Baltimore assiste à la
cérémonie de baptême d’une fille, âgée
de deux ans, née du légitime mariage de Nicolas
Frérot et de Joséphine Poitras, qui était
déjà baptisée personnellement par Monsieur
Adhémar. Le parrain était Nicolas Marchenaux
(Marchesseau): et la marraine Geneviève Blondeau.
Adhémar qui a soussigné avec les autres pour
preuve, l’addition officielle du baptême.
Enfin, Nicolas retourne à Saint-Antoine-sur-Richelieu
pour finir ses jours et décède à l’âge
de 80 ans, le 16 avril 1803.
--------------------------------
Note: Ces informations viennent des Registres de Mackinac
et de la Collection Historique du Wisconsin, soumis par Jeannette
Marchesseault-Desmarais, de Barrington, New Hampshire, l’an
2000.
2.1,7:MARIE GENEVIÈVE MARCHESSEAU/AU,
BIO-F: (extrait de baptême page 4006), Geneviève
née le 3 septembre 1726 à Québec, décédée
le 9 septembre 1764 à St-Antoine-sur-Richelieu. Promesse
d’engagement par contrat: No.337451, Canada 9, Archives
Notariales, le 7 mai 1744 à Québec et contrat
de mariage le 5 juillet 1744, ville de Québec à *JEAN
DUBOIS, navigateur de Ville-de-Rochefort, paroisse St-Louis,
France. L’époux dit “de présent
en cette ville, étant sur mon départ pour faire
voyage en l’Ancienne-France”. Parents de Jean:
(Jean Gabriel Dubois et Marie Dionet du Buisson). Je ne trouve
aucun contrat de mariage dans les registres religieux. Peut-être
que Jean n’est jamais revenu en Nouvelle-France. Après
six ans d’attente, Geneviève raconte son futur
mari à Québec, à l’âge de
24 ans, son deuxième mariage inscrit cette fois dans
les registres religieux, marié le 3 août 1750 à Québec à *JOSEPH
THOMAS PARADIS à l’âge de 18 ans. Il est
le fils de François Joseph Paradis & Véronique
Constantin, né le 10 juillet 1732 à Québec
et décédé en 1805 à l’âge
de 73 ans à St-Antoine-sur-Richelieu. Geneviève
a l’air d’avoir été très
populaire à Québec en ce qui concerne les baptêmes
car elle est présente à au moins 4: François
Guillaume Gatien né le 7 novembre 1735, Marie Geneviève
Guiot née le 31 aôut 1745, Jean Chauvin et Marie
Geneviève Hugues née le 12 mai 1733.
De la banque « Le Parchemin » 15 mars 1757 (Mtl),
(Crevier-Duvernay, J. (1748-1762)) : Vente d’une terre
située en la seigneurie de St-Denis au lieu nommé :
Plaissance; par Joseph Paradis, commerçant et Marie-Geneviève
Marchesseau, son épouse, de la paroisse St-Antoine
sur la rivière Richelieu, à François
Meaurisseaux, de la rivière Richelieu, paroisse St-Denis.
(doc# : 17570315PA016554).
Geneviève est la première de la lignée
des Marchesseau qui aménage à St-Antoine-sur-Richelieu;
elle attirera là le reste de sa famille, d’où celle-ci
rayonnera ensuite sur toute l’Amérique de Nord.
Ils naissent 8 enfants de Geneviève et Joseph, deux
enfants à St-Denis et 6 autres à St-Antoine-sur-Richelieu.
Mais hélas, Geneviève est décédée
en couche de son dernier enfant. La description suivante
des enfants est dessous.
(Article) : Joseph Paradis, pionnier de St-Antoine-sur-Richelieu.
Dans sa biographie, plutôt anecdotique, de sir Georges-Etienne
Cartier, dont il avait été le secrétaire,
Benjamin Sulte décrit l’existence aisée
que connurent les paroisses du Richelieu aux lendemains de
1763, quand pour la première fois les Canadiens se
mirent à récolter assez de céréales
pour en exporter.
Des marchands parsemés ici et là dans les villages
y connurent, sinon une large aisance, du moins une vie confortable.
Aux premiers registres de la paroisse Saint-Antoine-sur-Richelieu,
que devait illustrer, par sa naissance (1814), l’un
des auteurs de la constitution de 1867, sir Georges Étienne
Cartier, apparaît assez souvent entre 1752 et 1801
la très belle signature de Joseph Paradis, négociant.
Par le mariage en 1798 de sa fille Marguerite P. (1778-1848)
au lieutenant colonel Jacques Cartier, il est reconnu qu’il était
le grand-père du futur homme d’État.
Mais qui était exactement Joseph Paradis? Il a fallu
plus d’un recoupement pour établir son identité certaine,
et encore davantage pour retrouver le patronyme véritable
de la mère de Marguerite Paradis, née Marie
Josephte Leveillé.
Fils d’un Rochellois, François Joseph Paradis
(1700-1739), qui avait épousé à Québec
en octobre
1727, Véronique Constantin (fl.1702-1751) - fils de
Denis C., et de Berbe Bélanger - Joseph Paradis, né à Québec
le 10 juillet 1732, avait à peine 18 ans quand il
contracta, en sa ville natale au mois d’août
1750, un premier mariage avec Geneviève Marchessaut
(1726-1764), née à Québec, décédée à Saint
Antoine.
Deux ans après son mariage, Joseph Paradis était
déjà établi comme marchand - il avait
vingt ans - à Saint Antoine, où lui naquirent
ses enfants, entre autres, Louise, en 1752, mariée
a) à Louis-Frederick Blankford, b) à Beloeil
en 1778 à Zacharie Hurtubise (veuf de Marguerite Barsalou)
décédée à Montréal en
1780: et Joseph Charles, en 1757. Ce dernier devait aller
prendre femme - Marie-Joseph Migneron à Québec
en 1783, mais il revint s’établir à Saint
Antoine. Il y mourut, encore jeune, en 1805.
Aux derniers jours de la Nouvelle France, Joseph Paradis était
associé avec le sieur Boileau, de Chambly - très
probablement Pierre Boileau (1716-1783), plus tard capitaine
de milice, le père de René Boileau, député de
Chambly au 1er Parlement en 1792, - pour le transport des
effets du Roi, de Sorel au fort Saint Jean. Au règlement
de comptes de 1763, il était assez riche pour présenter
des lettres de change au montant de plus de 83,000 livres.
N’y était-il qu’un prête-nom, comme,
par exemple, d’Hertel de Rouville, l’ancien commandant
du fort Chambly? Fort probable. Il n’en put tout de
même récolter, comme la plupart des créanciers
de l’époque que le quart ou le cinquième
de la valeur.
La femme de Joseph Paradis, Geneviève Marchessaut
mourut en couches en septembre 1764. Elle n’était âgée
que de 38 ans.
En novembre 1766, selon contrat de mariage devant J.-C. Panet,
Joseph Paradis convolait à Québec avec Marie-Josephte
Léveillé.
Restée jusqu’ici imparfaitement identifiée,
elle était née Billy-Léveillé,
fille de François Billy (fl.1716-1753) et de Marie-Josephte
Léveillé, sont nés à Joseph Paradis,
plusieurs enfants.
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(1) C. Tanguay, Dictionnaire...II,512
(2) C.Tanguay, Dictionnaire...VI, 522,227,229.
(3) P.G. Roy, Bigot et sa bande, Levis, 1950, pp. 217,218
(texte original)
ENF : 1.Marie Louise Paradis, n/b.21/1/1752, St-Denis-sur-Richelieu,
Québec.
2.Alexandre Paradis, n/b.2212/1753, St-Denis-sur-Richelieu,
Québec, d.29/8/1753, St-Denis-sur-Richelieu, Québec
3.Joseph Simon Paradis, n/b.16/10/1755, St-Denis-sur-Richelieu,
Québec
4.Joseph Charles Paradis, n/b.15/12/1757, St-Antoine-sur-Richelieu,
Québec
5.Jean Baptiste Paradis, n/b.14/4/1760, St-Antoine-sur-Richelieu,
Québec,
d.28/11/1765, St-Antoine-sur-Richelieu, Québec.
6.Antoine Amable Paradis, n/b.29/7/1762, St-Antoine-sur-Richelieu,
Québec,
d.2/9/1762, St-Antoine-sur-Richelieu, Québec
7.Marie Geveviève Paradis, n/b.30/9/1763, St-Antoine-sur-Richelieu,
Québec, d.11/12/1765, St-Antoine-sur-Richelieu, Québec
8. (male) Paradis, n/b.5/9/1764, St-Antoine-sur-Richelieu,
Québec, d.5/9/1764, St-Antoine-sur-Richelieu, Québec
F-(la mère et l’enfant sont décédés
pendant l’accouchement)
2.1,8:MARIE ANNE MARCHESSEAU, n./b.17/2/1729, Québec,
d.2/4/1733, Québec.
2.1,9:LOUIS MARCHESSEAU, n./b.6/6/1732, Québec, d.6/4/1733,
Québec.
BIO-F: En 1733, Jean Marchesseau et Madeleine Gatien déjà bien éprouvés
perdent 2 enfants, Marie-Anne qui à 4 ans et le petit
Louis qui a presque 1 an. Que se passe-t-il en 1733? Regardons
l’histoire; depuis 1729, une période de prospérité et
de croissance a laissé souffler les gens. Mais en
1732, une mauvaise récolte compromet le commerce de
la colonie. En 1733, la répercussion se fait sentir.
Le chômage et la petite vérole ravagent la colonie
de nouveau, 7% de la population urbaine meurt.
-----------------
NOTE-F: Quelque notes historique sur la famille de Jean et
Madeleine Gatien proviennent d’Irène Ducharme,
une amie de Denise Marchesseault (9.31,8).
---------------------------
PARENTS:2.1,4: JEAN BAPTISTE MARCHESSEAU & MARIE JEANNE
CORBIN:
3.1,1:CHRISTOPHE MARCHESSEAU/AUT/EAUX/AULT, {gs}, n./b.20/3/1744,
Québec, d.30/4/1814, St-Antoine-sur-Richelieu, Qué.,
s.30/4/1814, St-Antoine-sur-Richelieu, Qué., 1)*mar.8/1/1770,
St-Antoine-sur-Richelieu, Qué., 1)*FRANÇOISE
GUERTIN, (prts:François & Marie Catherine Dudevoir),
d.1777, 2)*mar.4/5/1778, St-Antoine-sur-Richelieu, Qué.,
2)*THÉRÈSE LARUE, (prts:Jean Baptiste de la
Rue & Marie Geneviève Huguet Daigle), n./b.1/7/1749,
Neuville, Portneuf, Qué., d.1804, 3)*mar.30/9/1805,
St-Antoine-sur-Richelieu, Qué., 3)*MARIE ANNE GARANT,
(prts:Michel & Thérèse Obeaur (St-Denis-sur-Richelieu,
Qué.)).
Les enfants voir: 4.1 & 4.2 & 4.3
BIO-F: (extrait de baptême de Christophe à la
page 4006), (extrait de mariage avec Françoise Guertin
page 4007), (extrait de mariage avec Thérèse
Larue page 4008), (extrait de mariage avec Marie Anne Garant
page 4009), d’après les registres de la paroisse
du mariage de Christophe et de Françoise Guertin en
1770, indique à l’âge de 26 ans, il est à St-Antoine-sur-Richelieu
depuis 3 ans, dont la famille arrive en 1767 avec sa mère
Marie Jeanne Corbin, ses frères : Jean-Baptiste II
Marchesseau, Étienne Marchesseau, sa sœur Marie-Geneviève
Marchesseau et son époux Blaise Benjamin Durocher,
demi-sœur Marie Jeanne Laberge et demi-frère
Pierre Laberge. Christophe est le premier descendant Marchesseau
a faire achat d’un terrain à St-Antoine-sur-Richelieu
le 28 juin 1773. Il était aussi Capitaine de milice
de St-Antoine-sur-Richelieu. En tout, Christophe se mari
trois fois avec la naissance de 18 enfants.
Premier mariage de Christophe à l’âge
de 26 ans épouse Françoise Guertin le 8 janvier
1770 à St-Antoine-sur-Richelieu. Les enfants sont
: Geneviève, Marie Anne Jeanne, Françoise et
Christophe va demeuré à St-Antoine-sur-Richelieu.
Deuxième mariage de Christophe à l’âge
de 34 ans épouse Thérèse Larue le 4
mai 1778 à St-Antoine-sur-Richelieu. Les enfants sont
: Augustin va demeuré à St-Antoine-sur-Richelieu,
Thérèse, Abraham Jean-Baptiste à St-Ours,
Joseph Isaac à Notre-Dame-du-Rosaire de St-Hyacinthe,
François-Xavier à Verchères, Vilbon à St-Antoine-sur-Richelieu,
Julie, Marie-Thérèse, Thomas à St-Hyacinthe.
Troisième mariage de Christophe à l’âge
de 61 ans à Marie Anne Garant le 30 septembre 1805 à St-Antoine-sur-Richelieu.
Les enfants sont : Adélaïde, Clémence,
Clément sera résidant à St-Antoine-sur-Richelieu
et St-Hyacinthe, Godefroi sera prêtre, Louis Léon
va émigré aux Etats-Unis.
Christophe demeura à St-Antoine-sur-Richelieu jusqu’à sa
mort survenu le 30 avril 1814 à l’âge
de 70 ans et inhumé dans le cimetière du même
village.
BIO-F: Sur la famille de LARUE: Guillaume Larue, est fils
de Guillaume & Marie Pouliot de Saint-Maclou, archevêché de
Rouen, Normandie (Seine-Maritime); décédé le
9 janvier 1717 à La Pérade à l‘âge
de 96 ans; il avait 31 ans au recensement de 1666 et 32 ans
au recensement de 1667, charpentier, se marie le 3/10/1663,
Trois-Rivières (ct 20-08 Ameau), à Marie Pépin,
fille de Guillaume & Jeanne Mechin, Marie décédée
après fl.2/7/1716 à La Pérade.
(Référence: Dictionnaire Beauchemin Canadien)
BIO-F: Sur la famille GUERTIN: l’Ancêtre de Françoise
Guertin: Louis Guertin, (1635-1688), pionnier, racine de
la famille de ce nom, originaire de Daumeray, près
d‘Angers, France. À Montréal en 1653, épousa
en 1659, une Parisienne, Elizabeth le Camus (1645-1680).
(Référence; Dictionnaire Beauchemin Canadien).
BIO-F: Sur la famille GARANT: Pierre Garand fils de (Charles & Anne
Maillet) de Ste-Croix-des-Pelletiers, v., ar. et archevêché de
Rouen, Normandie (Seine-Maritime); d.7 et s.8/1/1700, Saint-Laurent, île
d’Orléans (60 ans); 22 ans au recensement de
1666, à Québec; 23 ans au recensement 1667 à Quebec,
36 ans au recensement 1681 à l’île d’Orléans;
39 ans en 1684, confirme 11/11/1665 Québec. Marié le
27/10/1669 Sainte-Famille, île d’Orléans
(ct 07 Becquet) à Renée Chanfrain, fille de
Vincent & Marquerite LeBreton de Saint-Médard,
v. de archêv. de Paris; d.7 et s.8/3/1684 Saint- Laurent, île
Orléans. Un deuxième mariage de Pierre le 21/11/1684,
Saint-Laurent, île d’Orléans (ct 12 Gilles
Rageot), à Catherine Labrecque, fille de Pierre & Jeanne
Chôtard). (Référence: Dictionnaire Beauchemin
Canadien).
3.1,2:JEAN BAPTISTE MARCHESSEAU II, {gs}, n./b.4/6/1746,
Québec, d.20/6/1805, L'Acadie, Qué., âgé de
59 ans, (age 59), inhumé/buried 22/6/1805, au cimetière/cemetery
Ste-Marguerite-de-Blairfindie de L'Acadie, Qué., *mar.25/1/1780,
Contrecoeur, Qué., *LOUISE ROY, (prts: Laurent & Catherine
Cardier), n./b.1765, d.21/7/1837, Verchères, Qué.
Les enfants voir: 4.5
BIO-F: (extrait de baptême de Jean Baptiste à la
page 4010), (extrait de maraige page 4010), Jean-Baptiste
est né le 4 juin 1746 en ville de Québec. Le
parrain est David Corbin, grand-père et la marraine
est Magdeleine Gatien veuve de Jean Marchesseau dit La Ramée,
la grand-mère de l’enfant. Comme ses frères
et sœurs, Jean-Baptiste arrive de Québec à St-Antoine-sur-Richelieu
en 1767 à l’âge de 21 ans. Il épouse
Louise Roy en 1780 à Contrecoeur. Il demeura quelque
années de 1780 à 1785 à Contrecoeur
où nés les trois premier enfants : Jean-Baptiste
III, Thomas et Antoine. Ensuite à St-Antoine-sur-Richelieu
où né Christophe en 1788, Claire en 1789 à St-Ours
et finalement prend résidence à l’Acadie
après 1789 comme cultivateur. Le reste de la famille
: François, Théophile, Ambroise et Moyse sont
nés à l’Acadie. Jean-Baptiste est décédé à l’Acadie
en 1805 à l’âge de 59 ans.
BIO-F: Sur la famille ROY: Pierre Roy, (1639-1721), pionnier,
fils de Charles Roy et de Jeanne Boyer de St. Michel de Clou, évêché de
La Rochelle. Pierre épousa à Montréal,
1672, Catherine Ducharme (1659-1719), de Paris. À Laprairie,
(1674-1697), sa fille aînée Marguerite Roy (1674-1749),
fut supérieure de la Congrégation Notre-Dame à Louisbourg;
son fils François (1691-1778), était un riche
propriétaire terrien et trafiquant de fourrures à la
fin du Régime Français. Un autre fils, Jacques
Roy Sieur de Saint-Lambert, épousa le 24 novembre
1711 à Montréal, Marthe Marguerite French.
Elle est née le 22 mai 1695 à Dearfield, Massachusetts.
Fils de Jacques Roy, Laurent Roy épousa le 22 avril
1748 à Montréal Catherine Cordier, qui sont
les parents de Louise Roy épouse de Jean Baptiste
Marchesseau de St-Antoine-sur-Richelieu. (référence:
Dictionnaire Beauchemin Canadien)
BIO-F : SOEURS DE Louise ROY
Catherine Roy, m.2 mars 1778, Contrecoeur, Joseph Menard
Louise Roy, m.25 janvier 1780, Contrecoeur, Jean Baptiste
Marchesseau, II
Elizabeth Roy, m.28 janvier 1799, Contrecoeur, Louis Rieutard
3.1,3:MARIE GENEVIÈVE MARCHESSEAU/AUX, {gs,gi}, n./b.26/3/1748,
Québec, bapt.27/3/1748, Notre-Dame-de-Québec,
d.17/5/1777, St-Antoine-sur-Richelieu, Qué., s.18/5/1777,
St-Antoine-sur-Richelieu, Qué., à l’âge
de 29 (29 years old), *mar.16/7/1765, Hôpital Général
de Québec, Qué. *BENJAMIN DUROCHER, bapt: nom/name:
Blaise Benjamin Durocher/Desroches, n./b.20/3/1739, (prts:Joseph & Louise
Catherine Juillet).
BIO-F : (extrait de baptême à la page 4011),
(extracit de mariage page 4012), pour plus d’information
sur Geneviève et Benjamin Durocher, lire l’article
de Guy Marchessault dans la section historique, le paragraphe
(À St-Antoine sur la rivière Richelieu).
ENF : (1).Monique Durocher, (aka : Marie Durocher), mar.5/10/1789,
St-Antoine-sur-Richelieu, Québec, *Joseph-Marie Archambeau/ault
(2).Étienne Durocher, 22/8/1796, Montréal,
Québec, *Marie-Jesephe Berthiaume.
(3).Jea-Baptiste Durocher, mar.9/71797, St-Antoine-sur-Richelieu,
Québec, *Marie Françoise Courtemanche, (aka
: Marie Françoise Courtemanche-Jolicoeur)
(4).Geneviève Durocher, n./b.1768, d.1830, mar.20/1/1794, île
d’Orléans, *Olivier Durocher, (prts : Oliver
Durocher & Marie-Thérèse Juillet).
Les enfants de: Geneviève Durocher & Oliver
Durocher :
1.Léon Durocher, n./b.1795, d.1799,
2.Edouard Durocher, n./b.1796, d.1842, mar. 1820, *Émilie
Dragon,
3.Geneviève Durocher, n./b.1798, d.1836, mar.1919,
*Pierre Allaire,
4.Flavien Durocher (prêtre-priest),
5.Calixte Durocher, n./b.1802, d.1895, mar.1826, *Mélanie
Archambault,
6.Marguerite Durocher, N./b.1804, d.1804,
7.Theophile Durocher (prêtre-priest), n./b.1805, d.1852,
8.Eusèbe Durocher (prêtre-priest), n./b.1807,
d.1879,
9.Saraphie Durocher, n./b.1809, d.1852,
10.Eulalie Durocher, n./b.1811, fondée La Congrégation
des Saints Noms de Jésus et Marie. Eulalie portait
le nom de Mère Marie-Rose. (Eulalie was the founder
of the Sisters of Holy Name of Jesus and Mary Congregation).
11.Julie Durocher, n./b.1815, d.1815.
BIO-F: Sur la famille DUROCHER: d’après mes
recherches il y a eu trois frères qui sont venus au
Canada, dont un qui est l‘ancêtre de Benjamin
Durocher: parents, Joseph Durocher (fl.1706-1750), pionnier,
originaire de l’Anjou, France. Marié à Batiscan,
en 1730 à Catherine Juillet (1710-1742). (Référence:
Dictionnaire Beauchemin Canadien)
3.1,4:ÉTIENNE MARCHESSEAU, {gs}, n./b.1/4/1750,
Québec, bapt.2/4/1750, d.16/2/1834, St-Antoine-sur-Richelieu,
Qué., (âge 84), s.18/2/1834, St-Antoine-sur-Richelieu,
Qué., *mar.15/11/1779, St-Antoine-sur-Richelieu,
Qué., *MARGUERITE GERVAISE, (prts: Charles & Céleste
Bélaire, de/of Chateauguay).
Les enfants voir: 4.4
BIO-F: (extrait de baptême à la page 4012),
(extrait de mariage page 4013), Étienne est né en
1750, enfant posthume, son père étant mort
le 7 décembre 1749, à Québec. Le parrain
est Étienne Corbin, oncle et la marraine Marie Magdeleine
Roland. Il vient s’installé à St-Antoine-sur-Richelieu
en 1767 avec ses frères et sœurs à l’âge
de 17 ans . En 1779 à l’âge de 29 ans,
il épouse Marguerite Gervaise. J’ai remarqué au
mariage d’Étienne et Marguerite, la demi-sœur
d’Étienne, Marie-Jeanne Laberge était
présente car elle a signée son nom dans le
registre de la paroisse avec beaucoup d’autres. Étienne était
maître forgeron et avait une écriture très
spécial qui était différente des autres.
Il est résidant de St-Antoine-sur-Richelieu toute
sa vie et décédé à l’âge
de 84 ans. De cette union naissent 8 enfants à St-Antoine-sur-Richelieu
dont 3 enfants : Marie-Marguerite, Michel et Jacques sont
rendu à l’âge adulte, se sont mariés
et eurent des enfants.
BIO-F: Sur la famille GERVAISE: Jehan Gervaise (1621-1690,
pionnier, originaire d’Angers. Épousa à Montréal,
en 1654, Anne Archambault (1624-1699); procureur fiscal de
la seigneurie et juge intérimaire de Montréal.
A la troisième et la quatrième génération,
ses descendants laissèrent l’e final du patronyme
(devenu Gervais). Son fils, Nicolas (1666-1750), marié,
en 1663, à Madeleine Payet, était capitaine
de milice à Pointe-aux-Trembles-de-Montréal,
marié (1737) à Madeleine Langlois, était
en 1760 capitaine de la Côte-Sud de Détroit.
Un autre, Michel (1717-1787), né à Montréal,
curé de Saint-Charles-sur-Richelieu en 1741, fut le
premier curé de Saint-Antoine-sur-Richelieu, Qué.
(Référence: Dictionnaire Beauchemin Canadien).
==============================================================
3.2
PARENTS:2.1,6:NICOLAS MARCHESSEAU & CATHERINE PÉRAS:
3.2,1:CATHERINE MARCHESSEAU, n./b.17/2/1754, Notre-Dame,
Montréal, Qué., bapt.18/2/1754, Notre-Dame,
Montréal, Qué., d.2/8/1754.
3.2,2:CATHERINE MARCHESSEAU, n./b.11/6/1756, St-Laurent,
Montreal, Qué., d.7/9/1756, St-Laurent, Montréal,
Qué.
3.2,3:VICTOIRE MARCHESSEAU, n./b.21/10/1758, Notre-Dame,
Montréal, Qué., bapt.22/10/1758, Notre-Dame,
Montréal, Qué., d.19/6/1765, St-Laurent, Montréal,
s.20/6/1765, St-Laurent, Montréal, Qué.
3.2,4:ANTOINE MARCHESSEAU, n./b.19/9/1759, Notre-Dame, Montréal,
Qué., bapt.19/9/1759, Notre-Dame, Montréal,
Qué.
==============================================================
4.1
PARENTS:3.1,1: CHRISTOPHE MARCHESSEAU & FRANÇOISE
GUERTIN: (1)
4.1,1:GENEVIÈVE MARCHESSAULT/AUX, {gs,lm}, n./b.27/10/1770,
St-Antoine-sur-Richelieu, Qué., d.7/5/1795, St-Denis,
Qué., mar.23/1/1792, St-Antoine-sur-Richelieu, Qué.,
*JEAN BAPTISTE MASSE, (prts: J.B. Ant. & M. Ang. Legris,
(St-Denis)).
4.1,2:MARIE ANNE JEANNE MARCHESSAULT/EAUX, {gs,lm}, n./b.13/11/1772,
St-Antoine-sur-Richelieu, Qué., d.10/11/1859, St-Antoine-sur-Richelieu,
Qué., mar.24/2/1794, St-Antoine-sur-Richelieu, Qué.,
*PIERRE DUPRÉ DIT DESMARAIS, (prts: Pierre Dupré dit
Desmarais & Marie Charlotte).
BIO-F : (extrait de baptême à la page 4014),
au baptême de Marie-Anne, le parrain est Benjamin Durocher,
négociant et oncle de l’enfant, la marraine
est Marie Jeanne Corbin, la grand-mère de l’enfant.
4.1,3:FRANÇOISE MARCHESSEAUX/AUX, {gs,lm}, n./b.19/10/1774,
St-Antoine-sur-Richelieu, Qué., d.14/4/1802, St-Antoine-sur-Richelieu,
Qué., inhumé / buried 15/4/1802, in St-Antoine-sur-Richelieu,
Qué.
BIO-F : (extrait de baptême page 4014), le parrain
de Françoise est Jean-Baptiste Marchesseau, l’oncle
de l’enfant et la marraine impossible de lire le nom.
4.1,4:CHRISTOPHE MARCHESSAULT/EAUX II, {gs,lm}, n./b.3/10/1776,
St-Antoine-sur-Richelieu, Qué., d.4/6/1845, St-Antoine-sur-Richelieu,
Qué., (âge 68)(age 68), mar.1/2/1813, St-Antoine-sur-Richelieu,
Qué., *JULIE DORION, (prts: Noël & Barbe
Trudeau).
Les enfants voir: 5.12
BIO-F: (extrait de baptême et mariage à la page
4015), Christophe est né pendant la nuit et baptisé la
même journée le 3 octobre 1776 à St-Antoine-sur-Richelieu,
le parrain est Étienne Marchesseau et marraine Marguerite
Gervaise. Christophe, cultivateur marier à Julie Dorion
le 1er février 1813 à St-Antoine-sur-Richelieu.
Il vie toute sa vie à St-Antoine-sur-Richelieu et
décédé en 1845 à l’âge
de 68 ans. Le couple naissent 15 enfants, dont 4 fils, Léopold,
Antoine, Côme et Damien Marchesseau vont s’établir à la
Nouvelle-Orléans en Louisiane. Un d’entre eux,
Damien part de la Nouvelle Orléans en 1850 et s’établir à Los
Angeles, Californie pour devenir plus tard le maire de cette
ville. Un autre fils Louis Luc Charles Marchessault est demeuré au
Canada à West Shefford (Bromont), Québec. Beaucoup
des autres enfants non mentionner sont décédé à bas-âge.
================================================================
4.2
PARENTS:3.1,1: CHRISTOPHE MARCHESSEAU & THÉRÈSE
LARUE: (2)
4.2,1:AUGUSTIN MARCHESSAULT, {gs,lm}, bapt.1/3/1779, St-Antoine-sur-Richelieu,
Qué., d.24/8/1848, N-D-du-Rosaire, St.Hyacinthe, Qué.,
s.26/8/1848, (âge 69) (age 69), mar.27/9/1802, St-Antoine-sur-Richelieu,
Qué., *MAGDELEINE ROY, (prts:Jos. & Joséphine
Grandpied, ( Michilimakinac, Michigan )).
Les enfants voir: 5.1
BIO-F: (extrait de mariage page 4016), Augustin, résidant à St-Antoine-sur-Richelieu
et capitaine de milice. Augustin et Magdeleine Roy eurent
9 enfants dont 7 rendus à l’âge adulte
et marier. Tous demeure à St-Antoine-sur-Richelieu
et les villages voisins.
4.2,2:THÉRÈSE MARCHESSAULT, {gs,lm}, n./b.21/1/1780,
St-Antoine-sur-Richelieu, Qué., bapt.=St-Denis, Qué.,
d.17/5/1784, St-Antoine-sur-Richelieu, Qué.
BIO-F : (extrait de décès page 4017).
4.2,3:ABRAHAM JEAN BAPTISTE FRANÇOIS MARCHESSEAU,
{gs,lm}, n./b.16/3/1781, St-Antoine-sur-Richelieu, Qué.,
s.12/5/1863, St-Ours, Qué., mar.16/1/1804, St-Ours,
Qué., *MARIE ÉMÉLIE CORMIER, (prts:Pierre & Marie
Levitre).
Les enfants voir: 5.2
BIO-F: (extrait de baptême et de mariage page 4017),
Baptisé sous le nom de Jean-Baptiste Abraham le 16
mars 1781 à St-Antoine-sur-Richelieu, le parrain est
Pierre Laberge, son demi-oncle et la marraine est Marie Guertin.
Extrait du mariage entre Abraham et Marie Émélie
Cormier : Le seize de janvier mil huit cent quatre après
la publication d’un ban de mariage faite au prône
de la messe paroissiale entre Abraham Marchessau, forgeron,
résident en cette paroisse, garçon majeur,
fils de Christophe Marchessau et de Thérèse
Larue en légitime mariage, et Marie Émélie
Cormier, fille mineure de Pierre Cormier, capitaine de barque
résident en cette paroisse et de Marie Levitre aussi
en légitime mariage; les parties ayant obtenu dispense
de la publication de deux bans. Le ______ ______ (pas lisable)
prêtre vicaire général de ce diocèse,
en date du quatorze du présent mois, je prêtre
curé soussigné n’ayant découvert
aucun empêchement entre les parties fut dites leur
ai donné la bénédiction nuptiale après
avoir reçu leur mutuel consentement et avec l’approbation
de leurs parents respectifs en présence de Christophe
Marchessau père de l’époux, d’Augustin
Marchessau son frère, Pierre Cormier père de
l’épouse, de Pierre Cormier son frère
et de beaucoup d’autres dont partie de signé avec
nous et avec l’épouse, l’autre partie
avec l’époux a déclaré ne savoir
signés. Quelque signature : Abraham Marchessaux, Augustin
Marchessau, Joseph Levitre, Pierre Cormier, et plusieur autres.
Au début de leur mariage 1804-1806, Abraham et Marie Émélie
demeurait à St-Antoine-sur-Richelieu, leur premier
fils Siméon Abraham, le patriote, est né en
1806. En 1807, déménage à St-Ours, où que
16 autres enfants sont nés. Seulement 8 rendu à l’âge
adulte et marier. Après 1850, deux enfants : Hélène
et François-Xavier se trouvent aux Etats-Unis dans
l’état du Massachusetts. Au recensement de 1861,
Abraham était forgeron à St-Ours. Il est décédé le
12 mai 1863 à St-Ours Québec.
4.2,4:JOSEPH ISAAC MARCHESSEAU, {gs,lm}, n./b.7/7/1782, St-Antoine-sur-Richelieu,
Qué., bapt.8/7/1782, St-Antoine-sur-Richelieu, Qué.,
d.26/1/1846, N-D-du-Rosaire, St-Hyacinthe, s.29/1/1846, (âge
63) (age 63) Qué., mar.17/7/1804, N-D-du-Rosaire,
St-Hyacinthe, Qué., *MARIE ANGÉLIQUE DEMERS,
(prts:Michel & M.J. Martin).
Les enfants voir: 5.5
BIO-F: (extrait de mariage page 4019), Joseph, forgeron marié à Marie
Angélique Demers le 17 juillet 1804, Notre-Dame du
Rosaire à St-Hyacinthe et prend demeure en cette ville.
Il naît qu’un fils Antoine Isaac en 1823, dix-neuf
ans après leurs mariage. Antoine était docteur,
part avec quelque cousins pour la Nouvelle-Orléans
en Louisiane et ne revint jamais car il est décédé là-bas à l’âge
de 28 ans.
Joseph est décédé le 26 janvier 1846 à St-Hyacinthe,
Québec.
4.2,5:FRANÇOIS XAVIER (JACOB) MARCHESSEAU/AU/AULT,
{gs,lm}, n./b.4/12/1783, St-Antoine-sur-Richelieu, Qué.,
1)mar.28/10/1805, St-Marc-sur-Richelieu, Qué., 1)*MARIE
ANNE LOISEL, (prts:Jean Baptiste & Marg. Richard), 2)mar.10/2/1823,
Verchères, Qué., 2)*MARIE REINE FONTAINE, (prts:Joseph & Joséphine
Gosselin).
Les enfants voir: 5.3 & 5.4
BIO-F: (extgrait de baptême page 4020 et extrait des
mariages pages 4020 et 4021), François-Xavier, avant
son mariage, était résident à Beloeil
comme forgeron. Là, il raconte sa future épouse,
fille mineure Marie Anne Loisel. Le mariage nuptial à été célébré le
23 octobre 1805 à St-Marc-sur-Richelieu. De cette
union naissent 8 enfants. Les deux premier : François
(Lévi) et Marie Anne sont nés à un endroit
que je ne pouvait trouver. On retrouve le couple à St-Hyacinthe
pour la naissance de Toussaint en 1812. Avant 1814, déménage à Verchères
pour la naissance des 5 derniers de 1814 à 1820. Entre
1820 et 1823, François-Xavier devient veuf de Marie
Anne Loisel et le 10 février 1823 un second union
avec Marie Reine Fontaine, fille mineure à Verchères.
De cette union naissent 10 enfants, tous nés à Verchères.
En tout, 18 enfants sont géniteurs de François-Xavier.
Tout les enfants sont demeurés dans les villages environnant,
en exception de Siméon (Frank) Marchesseau, part pour
les Etats-Unis à Kingston, New York. Plus tard la
descendance va quitter pour les états du Montana et
Washington.
4.2,6:VILLEBON/VILBÉON/VILBON MARCHESSAU/AULT, {gs,lm},
n./b.2/12/1785, St-Antoine-sur-Richelieu, Qué., bapt.=St-Denis,
Qué., d.3/8/1860, St-Denis, Qué., 1)mar.24/1/1814,
St-Ours, Qué., 1)*MARGUERITE DALLAIRE/ ALLAIRE/HALLAIRE,
(prts:Michel & Françoise Allard), 2)mar.22/1/1850,
St-Denis, Qué., 2)*AURÉLIE LORANGER, (prts:Charles & Marie
Brunel).
Les enfants voir : 5.14 & 5.15
BIO-F: (extrait des mariages pages 4022 et 4023), Vilbon,
forgeron, marié le 24 janvier 1814 à St-Antoine-sur-Richelieu à Marguerite
Dallaire, fille mineure de Michel et Françoise Allard.
La signature de plusieurs personnes dans le registre religieux
pour le mariage : Marguerite Alaire, Vilbon Marchesseaux,
Christophe Marchessaut, Isaac Marchesseaux, Christophe Marchessaux,
Augustin Marchessaux et un autre nom non lisable. De cette
union naissent 18 enfants, seulement 8 d’entre eux
atteint l’âge adulte. Quatre filles; Hedwige,
Mathilde, Marie Édesse et Josephte devint religieuse,
Joseph part pour les Etats-Unis à Worcester, Massachusetts
les année 1880, Cléophas demeure à St-Antoine-sur-Richelieu
et Romuald va demeuré à plusieurs endroit dans
la province de Québec.
Second mariage de Vilbon le 22 janvier 1850 à St-Denis à Aurélie
Loranger, fille majeure de Charles et Marie Brunel. Mention
dans le registre la présence de Pierre Allaire, Cléophas
Marchessau et Jean-Baptiste Quimenex, les signatures de Vilbéon
Marchessau et Pierre Dallaire. Au recensement de 1851, Vilbon
est résidant de St-Ours, mais pas pour longtemps,
il revint à St-Antoine-sur-Richelieu. De leurs union
naissent 8 enfants, tous à St-Antoine-sur-Richelieu.
Plusieurs des enfants ont été baptisé à St-Denis.
Seulement 2, Zotique et Lucien atteint l’âge
adulte. Lucien va demeuré à St-Hyacinthe et
Zotique dans quelque villages environnant. Vilbon fut le
père légitime de ses 26 enfants. Dans mes recherches,
il est le géniteur du plus grand nombre d’enfants
dans ma collection « La famille Jean Marchesseau dit
La Ramée ». Vilbon est décédé le
3 août 1860. Entre 1860 et 1871 et au recensement de
1871, Aurélie Loranger est résidante à St-Hyacinthe
comme intendante d’auberge. Recensement CANADA 1881
: Amélie Marchesseault est résidante de St-Hyacinthe-le-Confesseur,
comté St-Hyacinthe, Québec, naissance présumée
1823 (58 ans).
4.2,7:JULIE (JUDITH) MARCHESSAU, {gs,lm}, n./b.28/1/1787,
St-Antoine-sur-Richelieu, Qué., d.13/10/1790, St-Antoine-sur-Richelieu,
Qué.
BIO-F : (extrait de baptême page 4024).
4.2,8:MARIE THÉRÈSE MARCHESSAU, {gs,lm}, n./b.3/9/1788,
St-Antoine-sur-Richelieu, Qué., bapt.=St-Denis, Qué.,
d.24/10/1858, St-Ours, Qué., mar.14/10/1805, St-Antoine-sur-Richelieu,
Qué., *PIERRE ANTOINE GAUTHIER, (prts:P. & Gen.
Lécuyer, (Boucherville, Qué.)).
4.2,9:THOMAS MARCHESSAULT, {gs,lm}, bapt. 11/11/1790, St-Antoine-sur-Richelieu,
Qué., d.18/5/1865, N-D-du-Rosaire, St-Hyacinthe, Qué.,
s.20/5/1865, St-Hyacinthe, Qué., (âge 75) (age
75), 1)mar.26/8/1817. St-Antoine-sur-Richelieu, Qué.,
1)*CATHERINE CUSSON, (prts: Michel & Catherine Alinotte),
2)mar.8/11/1830, N-D-du-Rosaire, St-Hyacinthe, Qué.,
2)*MARIE LAVALLÉE, (prts:Ant. & Marie Casavant/Ladebauche).
Les enfants voir: 5.17 & 5.18
BIO-F: (extrait de mariage avec Marie Lavallée page
4024), De Thomas et Catherine Cusson, 3 enfants sont nés
de cette union, Thomas Siméon qui va demeuré plus
tard à Knowlton, Québec, Marguerite Catherine
et Catherine Julie décédée à bas-âges,
tout les enfants sont nés à Notre-Dame-du-Rosaire
de St-Hyacinthe.
Du deuxième mariage de Thomas et Marie Lavallée,
cinq enfants nés de cette union : Julie, Mélina,
Thomas décédé à bas-âge,
Célina et Azilda, tous à nés Notre-Dame-du-Rosaire
de St-Hyacinthe.
Thomas est résidant toute sa vie à Notre-Dame-du-Rosaire
de St-Hyacinthe. Il est décédé le 18
mai 1865 à l’âge de 75 ans.
Un peut d’histoire sur Thomas, il était membre
du Bataillon de L'Acadie durant la Guerre de 1812 à Grade
Lieutenant et fait partie de la Révolte des Patriotes
de 1837.
===============================================================
4.3
PARENTS:3.1,1:CHRISTOPHE MARCHESSEAU & MARIE ANNE GARAND:(3)
4.3,1:ADELAÏDE/ADÉLINE MARCHESSAU/AULT, {gs,lm},
n./b.26/9/1806, St-Antoine-sur-Richelieu, Qué., mar.3/11/1830,
N-D-du-Rosaire, St-Hyacinthe, Qué., *FLAVIN PICARD
DESTROISMAISON, (prts:Joseph & Marguerite Mathieu, (de/of
St. Damase)).
4.3,2:CLÉMENCE MARCHESSAULT, {gs,lm}, bapt.8/7/1808,
St-Antoine-sur-Richelieu, Qué., mar.19/5/1843, Montebello,
Co. de Papineau, Qué., *JOSEPH NICOLAS BENJAMIN PAPINEAU,
n./b.9/10/1814, St-Denis, Qué., d.28/6/1898, Papineauville,
Qué., (prts:Denis Benjamin & Angélique
Louise Cornud).
ENF : 1.Joseph Godefroy Papineau, n./b.17/3/1845,
2.Christophe Denis Papineau, n./b.19/8/1846,
3.Louis Anne Papineau, n./b.10/10/1848,
4.Julie Emma Papineau, n./b.29/9/1850.
4.3,3:CLÉMENT MARCHESSAULT, {gs,lm}, b.6/9/1809, St-Denis,
Qué., d.10/6/1866, Cathédrale, St-Hyacinthe,
Qué., mar.31/1/1831, St-Antoine-sur-Richelieu, Qué.,
*MARIE ROSALIE GRAVELLE/GRAVEL, (prts:Nicolas & Marie
Marguerite Dragon).
Les enfants voir: 5.23
BIO-F: Clément, forgeron et Marie Rosalie Gravelle
sont la progéniture de 16 enfants, tous nés à St-Antoine-sur-Richelieu
et Notre-Dame-du-Rosaire de St-Hyacinthe. Huit enfants atteint
l’âges adulte, dont Marie Adéline, religieuse,
Clément et Joseph Arthur Henri vont émigré aux
Etats-Unis à Worcester, Massachusetts. Les autres
enfants vont demeuré dans la province de Québec.
Les huit autres enfants sont tous décédés à bas âges.
4.3,4:GODEFROI/GODFROY MARCHESSEAU/AULT, {gs,lm}, n./b.18/1/1811,
St-Antoine-sur-Richelieu, Qué., bapt.18/1/1811, St-Denis,
Qué., d.4/4/1881, St-Aimé,Yamaska, Qué.
BIO-F: ordonné prêtre 20/9/1834 à Montréal,
vicaire à St-Denis, (1834-1836), procureur du séminaire
de St-Hyacinthe (1836-1842), curé de Sainte-Rosalie
(1842-1848), procureur du séminaire de St-Hyacinthe
(1848-1853), curé de Ste-Rosalie (1858-1872), curé de
St-Aimé, Yamaska (1872-1881). Recensement CANADA 1881
: Godgroid Marchesseau est résidant de St-Aimé,
comté Richelieu, Québec, naissance présuméee
1811 (70 ans).
4.3,5:LOUIS LÉON MARCHESSAULT, {gs,lm}, bapt.20/2/1813,
St-Antoine-sur-Richelieu, Qué., 1)mar.5/11/1833, St-Charles-sur-Richelieu,
Qué., 1)*ÉMILIE M. BISSONNET, (prts:Louis & Marie
Louise Girard), 2)mar.14/10/1850, Boucherville, Qué.,
2)LOUISE BIRTZ, (prts: Jean Baptiste & Adélaide
Noël).
Les enfants voir: 5.24 & 5.25
BIO-F: (extrait de mariage avec Émilie Bissonnet page
4025), Louis Léon est marié le 5 novembre 1833 à St-Charles-sur-Richelieu à Émilie
Bissonnet. Quelque signature se trouvent dans le registre
comme : Léon Marchessault, Louis Bissonnet, Côme
Marchesseault, Isaac Marchesseault et plusieurs autres. Le
couple va déménagé et voyager très
souvent, demeuré à l’Acadie de 1833-1837,
ensuite à St-Hyacinthe pour les décès
d’un fils Herménégilde et deux filles, Émilie
et Malvina en 1837-1838. Après, il émigre aux
Etats-Unis comme fabricant de voiture à Amsterdam,
New York en 1840 pour la naissance de Louis Charles et Charles
Louis. Avant 1850 revint au Canada à l’Acadie
et après à Boucherville la même année
comme forgeron.
Deuxième mariage de Louis Léon à Louise
Birtz le 14 octobre 1850 à Boucherville, Québec.
Cette fois, il va demeuré à Longueuil pour
la naissance de deux enfants : Marie Hermine en 1853 et Hercule
Joseph en 1855. Encore, Louis Léon passe encore les
frontières pour se trouver dans le comté de
Washington, état du Vermont pour la naissance de leur
dernière Hélène en 1860.
Les fils de Louis Léon, Louis Charles qui aura sa
progéniture de la famille Marchessault dans l’état
du Minnesota et Charles Louis qui va particpé à la
Guerre Civile des État-Unis 1862-1865 et qui sera
résidant de St. Albans, Vermont et finalement rejoindre
son frère Louis Charles dans le Minnesota.
==================================================================
4.4
PARENTS:3.1,4: ÉTIENNE MARCHESSEAU & MARGUERITE
GERVAISE:
4.4,1:MARIE ANTOINETTE MARCHESSAU, {gs,lm}, bapt.15/9/1780,
St-Antoine-sur-Richelieu, Qué., d.27/9/1780, St-Antoine-sur-Richelieu,
Qué.
4.4,2:MARIE MARGUERITE MARCHESSAULT, {gs,lm}, n./b.26/11/1781,
St-Antoine-sur-Richelieu, Qué., mar.22/2/1808, St-Antoine-sur-Richelieu,
Qué., *PIERRE CASAVANT, (prts:Joseph & Marie Agathe
Ouellet).
BIO-F : (extrait de baptême page 4026).
4.4,3:ÉTIENNE MARCHESSAU, bapt.6/7/1783, St-Antoine-sur-Richelieu,
Qué., d.20/4/1787, St-Antoine-sur-Richelieu, Qué.
BIO-F : (extrait de baptême page 4026).
4.4,4:MICHEL MARCHESSEAU, {gs,lm}, n./b.20/11/1786, St-Antoine-sur-Richelieu,
Qué., mar.7/11/1814, Contrecoeur, Qué., *MARIE
LOUISE RICHARD, n./b.1791?, d.5/1/1884, South Hadley Falls,
Mass., (âge 98)(age 98), (prts:Jérome & Marie
Agathe Chevalier, mar.11/10/1790, Lavaltrie, Québec).
Les enfants voir: 5.13
BIO-F: (extrait de baptême et mariage page 4027), Michel
est né le 20 november 1786 à St-Antoine-sur-Richelieu,
parrain est Christophe Marchesseau et marraine est Geneviève
Cartier.
Michel, cultivateur marié le 7 novembre 1814 à Marie
Louise Richard. Ils naissent 12 enfants de cet union et tous à St-Antoine-sur-Richelieu.
Résidant à St-Antoine-sur-Richelieu en (1814-1833),
après déménage souvent: Contrecoeur,
St-Pie-de-Bagot, Granby, et revint à St-Pie-de-Bagot.
Après la mort de Michel, son épouse Marie Louise
Richard suit la famille aux Etats-Unis dans le Massachusetts.
Elle est dédédée à South Hadley
Falls en 1884 à l’âge de 98 ans.
Les enfants : Toussaint demeura au Canada, Étienne,
Justine demeura au Canada, Marie Louise au Vermont, Elmire à Springfield,
Massachusetts, Marie Adelaïde au Canada, Jacques à St.
Albans, Vermont, Azarie, François-Xavier à Holyoke,
Massachusetts, Delphie au Canada, Marie Olympe au Canada,
et Marie Eulalie au Massachusetts.
4.4,5:LOUIS MARCHESSEAU, {gs,lm}, n./b.6/1/1788, St-Antoine-sur-Richelieu,
Qué., bapt=St-Denis, Qué., d.16/2/1788, St-Antoine-sur-Richelieu,
Qué.
4.4,6:JACQUES ANTOINE MARCHESSAULT, {gs,lm}, bapt.29/9/1790,
St-Charles-sur-Richelieu, Qué., d.13/1/1864, Cathédrale,
St-Hyacinthe, Qué., mar.6/11/1815, St-Antoine-sur-Richelieu,
Qué., *MARIE MARGUERITE ARCHAMBAULT, (prts:Jean Baptiste & Marie
Jos. Gaumon), n./b.15/10/1795, St-Denis, Qué., d.-/7/1880,
St-Hyacinthe, Qué.,
Les enfants voir: 5.16
BIO-F: (extrait de mariage page 4028), Jacques est menuisier
de métier, marié le 6 novembre 1815 à St-Antoine-sur-Richelieu à Marie
Marguerite Archambault.
Jacques et Marie Marguerite ont 9 enfants, tous nés à St-Antoine-sur-Richelieu.
Les enfants : Aglaé, Marie-Grace, Marguerite, Jacques
Romuald qui va se trouvé aux Etats-Unis dans l’état
du Michigan, Élise, Marie-Paule, Monique, Ludger et
Philomène.
4.4,7:CÉCILE MARCHESSAU, {gs,lm}, n./b.25/4/1796,
St-Antoine-sur-Richelieu, Qué., bapt.29/4/1796, d.14/9/1796,
St-Antoine-sur-Richelieu, Qué.
BIO-F : (extrait de baptême page 4029).
4.4,8:ANONYME MARCHESSEAU, s.24/3/1785, St-Antoine-sur-Richelieu,
Qué.
==================================================================
4.5
PARENTS:3.1,2:JEAN BAPTISTE MARCHESSEAU & LOUISE ROY:
4.5,1:JEAN BAPTISTE (JUDE) MARCHESSEAU III, n./b.27/10/1782,
Ste-Trinité, Contrecoeur, Qué., d.25/11/1845,
L'Acadie, Qué., 1)mar.20/7/1807, L'Acadie, Qué.,
1)*MARGUERITE GAMACHE,?, (prts:Aubin & Thérèse
Sylvestre), 2)mar.7/1/1813, L'Acadie, Qué., 2)*ANGÉLIQUE
PHANEUF, (prts:Joseph & Marie Marthe Dumas), 3)mar.22/2/1819,
N-D-de-Laprairie, Qué., 3)*MARIE SUZANNE CÔTÉ,?,
(prts:Joseph & Suzanne Dupuy), 4)mar.24/11/1840, Napierville,
Qué., 4)*MARIE LOUISE KELLY, (ve: Jean Baptiste Côté),
(prts:Jean Baptiste & Marie Louise Hébert), d.3/12/1875,
St-Valentin, Qué.
Les enfants voir: 5.8 & 5.9 & 5.10 & 5.11
BIO-F: (extrait de mariage avec Marguerite Gamache page 4030
et avec Marie Suzanne Côté page 4031), Jean
Baptiste (Jude) est né le 27 octobre 1782 à Contrecoeur. À l’âge
de 25 ans se mari pour la première fois à Marguerite
Gamache, fille majeure, le 20 juillet 1807 à l’Acadie.
Mention de la présence au mariage : Théophile
Marchesseau, Moyse Marchesseau ses frères, et Joseph
Côté père de l’épouse, Jean
Côté son frère, Joseph Côté son
frère, Louis Demers, Jacques Demers et beaucoup d’autre
personne qui ont signés. De cette union naît
Jean Baptiste IV, qui sera parti aux Etats-Unis et ne revint
jamais et ni attendu de lui. Il est dit par les descendants
qu’il a fait parti des Patriote de 1837.
Deuxième mariage à Angélique Phaneuf
le 7 janvier 1813 à l’Acadie, Québec.
Ils eurent deux enfants : François-Xavier et Simon
qui va demeuré à Farnham, Québec.
Troisième mariage à Marie Suzanne Côté le
22 février 1819, à Laprairie, Québec,
Ils eurent 7 enfants : Joseph Edmond, Jacob qui va émigré aux
Etats-Unis à New Bedford, Massachusetts, Exurie qui
passe quelque temps aux Etats-Unis et revint au Canada à Farnham,
Québec, Gilbert qui va colonisé les Cantons
de l’Est à Ste-Edwidge de Clifton, Québec,
Suzanne à Laprairie, Maxime, Justina.
Quatrième mariage à Marie Louise Kelly le 24
novembre 1840 à Napierville. De cette union naît
une fille Marie Victorine.
Jean Baptiste III est agriculteur et résidant à L'Acadie
en 1805-1841, résidant à Napierville en 1842-1845.
Il est décédé à l’Acadie
le 25 novembre 1845.
LA FAMILLE CÔTÉ
famille de Joseph Côté et de Suzanne Dupuy:
1.Joseph Côté, Jr., mar.11 juillet 1825, N-D-de-La-Prairie
*Marie Anne Bariteau
2.Osithe Côté, mar.23 février 1829, N-D-de-La-Prairie à François
Dalpe
3.Marie Suzanne Émérance Côté,
mar.22 février 1819, N-D-de-La-Prairie à Jean
Baptiste Marchesseau
4.Catherine Côté, mar.12 mai 1823, N-D-de-La-Prairie, à *Julien
Sénécal
F:Les ascendants directs de Marie Suzanne Émérance
Côté:
Joseph Côté, (fils de: Jean Côté III),
mar.27/avril 1786, l”Acadie, *Suzanne Dupuy
Jean Côté III, (fils de Jean Côté II),
mar.21 avril 1749, Prairie de La Madeleine, *Marie Anne Bisaillon
Jean Côté II, (fils de: Jean Côté I),
mar.11 novembre 1669, à Québec
1.Anne Couture (fille de Guillaume Couture),
2.Geneviève Verdon dit Lefèbvre, mar.25 février
1686, Québec,
Jean Côté I, mar.17 novembre 1635, Québec à Anne
Martin
BIO-F: Jean I; venait du Perche, arriva au Canada durant
l’été de 1634. Anne, fille aînée
d’Abraham Martin, pilote royal. Il eut l’honneur
de léguer son nom au champ de bataille où se
rencontrèrent les armées de Wolfe et de Montcalm, “les
Plaines d’Abraham” ville de Québec
4.5,2:THOMAS LAURENT MARCHESSEAU, n./b. & bapt.13/2/1784,
Contrecoeur, Qué., d.19/3/1785, L'Acadie, Qué.
4.5,3:ANTOINE MARCHESSEAU, {gs,lm}, bapt. 17/9/1785, Contrecoeur,
Qué., d.25/12/1870, St-Sébastien, Qué.,
1)mar.19/10/1807, St-Luc-sur-Richelieu, Qué., 1)*MARIE
AUDET/LAPOINTE, (prts: Geoffroid & Apolline Bourassa),
2)mar.4/9/1827, L'Acadie, Qué., 2)*MARGUERITE DEMERS,
(prts: Joseph & Ositha Comeau).
Les enfants voir: 5.6 & 5.7
BIO-F: (extrait de mariage avec Marie Audet/Lapointe page
4032 et avec Marguerite Demers page 4033), Antoine, forgeron
marié à Marie Audet dite Lapointe, fille mineure
le 17 septembre 1785 à Contrecoeur, Québec.
Sept enfants sont nés de cet union : Moïse va
demeurer à Napierville, Théophile à Napierville, Émilie à Napierville,
Salomé va émigré aux Etats-Unis à Lowell,
Massachusetts, Isabelle à Notre-Dame-de-Stanbridge,
Québec, ?, Eusèbe décédé à bas âges.
Antoine cultivateur, est un deuxième mariage avec
Marguerite Demers, fille mineure le 4 septembre 1827 à l’Acadie,
Québec. Dix enfants sont nés de cet union :
Domithilde est décédée à bas âge,
Marcelline, Olivier Julien à Farnham, Québec,
Mathilde, Louise, Marie Sophronie, Joseph à Farnham,
Québec, Sophronie est décédée à bas âges,
Eugène, Auguste est décédé à Champlain,
New York.
4.5,4:CHRISTOPHE ÉLOY MARCHESSAU, {gs,lm}, n./b.25/6/1788,
St-Antoine-sur-Richelieu, Qué., d.15/8/1788, St-Antoine-sur-Richelieu,
Qué.
BIO-F: (extrait de baptême page 4032), décédé à 1
mois 3 semaines.
4.5,5:FRANÇOIS MARCHESSEAU, {gs,lm}, n./b.22/2/1795,
L'Acadie, Qué., bapt.22/2/1795, L'Acadie, Qué.,
d.15/6/1843, L'Acadie, Qué., mar.27/9/1819, L'Acadie,
Qué., *SOPHIE RICHARD, (prts: Joseph & Marie Roy),
d.18/11/1863, L'Acadie, Qué.
Les enfants voir: 5.21
BIO-F: (extrait de mariage page 4034), François, majeur
marié à Sophie Richard, fille mineure de Joseph
et Marie Roy le 27 septembre 1819 à l’Acadie.
Ils ont 11 enfants tous nés à l’Acadie
: Julien voyageur avec ses frères Sophroni et Isaac à la
recherche de l’or dans l’ouest américain
et revint au Canada, ensuite Henriette, François-Xavier,
Mathilde, Florence, Sophroni est chercheur d’or dans
l’ouest américain, il va prendre demeure permanent à Butte,
Montana jusqu’à sa mort, Isaac à fait
parti de l’expédition avec ses frères
Sophroni et Julien dans l’ouest, ensuite Joseph, Domithilde,
Philomène aurait laissé une descendance dans
l’ouest américain, et finalement Philippe le
dernier de la famille.
Antoine est décédé le 15 juin 1843 âgé de
48 ans à l’Acadie. D’après le recensement
de 1851, Sophie a un magasin général et résidante à l’Acadie,
Québec. Elle est décédée le 18
novembre 1863 à l’Acadie.
4.5,6:THÉOPHILE MARCHESSEAU, {gs,lm}, bapt.17/3/1797,
L'Acadie, Qué., d.8/8/1863, St-Valentin, Qué.,
1)mar.26/7/1819, N-D-de-Laprairie, Qué., 1)*ROSE CÔTÉ,
(prts: Joseph & Suzanne Dupuy), 2)mar.8/11/1825, Napierville,
Qué., 2)*FLAVIE TREMBLAY, (prts:Augustin & Agathe
Daigneau).
Les enfants voir: 5.19 & 5.20
BIO-F: (extrait de mariage avec Rose Côté page
4034 et avec Flavie Tremblay page 4036), Théophile
est baptisé de 17 mars 1797 à l’Acadie,
Québec. Théophile, forgeron, son premier mariage à Rose
Côté, fille majeure le 26 juillet 1819 à Laprairie,
Québec.
Présent au mariage de Théophile et Rose Côté qui
est inscrit dans le registre : Laurent Roi, oncle maternel
de l’époux, Jean Baptiste Marchesseau, François
Marchesseau, Moyse Marchesseau, frères, Étienne
Boudreau et Jacques Boudreau, Joseph Côté, père
de l’épouse, Jean Côté et Joseph
Côté, frères, Hippolite Faye et François
Faye, Louis Demers, Joseph Bourgeois, Jacques Demers, dont
un seul ainsi que l’époux a signé, les
autres ainsi que l’épouse ont déclaré ne
savoir signés. Signature par Théophile Marchesseau
et Laurent Roy.
Théophile et Rose ont 4 enfants : Mélitilde
décédée à bas âges, Théophile
résidant à l’Acadie et ensuite résidant
en 1869 à Champlain, New York, ensuite au sud de la
Nouvelle-Angleterre, Moïse part aussi pour la Nouvelle-Angleterre à Southbridge,
Massachusetts, Hippolyte décédé à bas âges.
Les deux premier enfants : Mélitilde et Hippolyte
sont nés à l’Acadie, Québec, Théophile
et Moïse sont nés à Napierville, Québec
Deuxième mariage de Théophile, cultivateur à Flavie
Tremblay, fille mineure le 8 novembre 1825 à Napierville,
Québec. Ils naissent 10 enfants : Bernard émigre
aux Etats-Unis à Coopersville, New York et ensuite à Southbridge,
Massachusetts, Thècle, Joséphine, Edouard à St-Valentin,
Domitille demeure au Canada, Agnan au Rhode Island, Marie
Louise à Troy, New York, Laurent, Mathilde, et le
dernier Paul. Ils sont tous nés à diverse endroit,
l’Acadie, Napierville et Laprairie.
Cours résumer de Théophile, au recensement
de 1851 était peintre et résidant à l’Acadie,
au recensement de 1861 à St-Valentin était
charron de métier, ouvrier de charrette et de voiture.
Il a aussi résidé à Napierville, Québec.
4.5,7:AMBROISE MARCHESSEAU, bapt.25/6/1798, L'Acadie, Qué.,
d.13/7/1798, L'Acadie, Qué.
4.5,8:MOYSE MARCHESSEAU, {gs,lm}, bapt.19/9/1800, L'Acadie,
Qué., mar.27/1/1823, L'Acadie, Qué., *MARGUERITE
BRO/BRAULT, (prts:Charles & Marguerite Béchard).
Les enfants voir: 5.22
BIO-F:.(extrait de mariage page 4037), Moyse était
majeur et Marguerite était mineure lors de leur mariage.
Ils naissent 10 enfants : Moïse décédé à bas âges,
Marguerite décédée à bas âges,
Flavie mariée, Moyse va résidé aux Etats-Unis à Glens
Falls, New York, Maxime, Onésime décédée à bas âges,
Charles va demeuré à Henryville, Québec,
Marie Adéline décédée à bas âges,
Marie Louise décédée à bas âges,
Eulalie décédée bébé.
Les huit premier enfants sont nés à l’Acadie
et les deux derniers à St-Valentin, Québec.
Moyse et Marguerite sont résidant à l'Acadie
de 1823 à 1838, résidant à St-Valentin
en 1839 et plus. Moyse était forgeron.
4.5,9:CLAIRE LISE MARCHESSEAU, {gs,lm}, n./b.26/5/1789, St-Ours,
Qué., 1)mar.7/1/1824, L'Acadie, Qué., 1)*LOUIS
MARCEAU, (prts:Joseph & Marie Marcoux), (vf: Marie Chaput),
2)mar.4/9/1838, L'Acadie, Qué., 2)*CHARLES BABEUX,
(prts: Amable & Jos. Pinsonneault, (vf: Emérentienne
Tremblay).
MARIE MARCHESSEAU (fille du roy)
PARENTS: ÉTIENNE MARCHESSEAU & BASTIENNE LAMOUREUX:
PP=?
1.2,1:MARIE MARCHESSEAU, {gs,lm}, n/b.1639, France, d.3/7/1701,
Montréal, 1)mar. 1669, Charlesbourg, Québec,
1)*PIERRE BOUTIN, 2)mar.25/11/1670, Québec, 2)*JEAN
MICHEL/MICHAU, n./b.1640, France, (prts:Louis & Nicole
Revon de Maillezais, Poitou, France)
F :(Jean: tué par le massacre d’amérindiens à Lachine,
Québec, le 5 août 1689, à l’âge
de 49 ans
BIO-F: Marie Marchesseau épousa en première
noce à Pierre Boutin en 1669 à Charlebourg.
Pierre était originaire de La-Rochelle. En seconde
noce avec Jean Michau dit Michel en 1670 à Québec.
Une fille Marie Renée Michel est née le 18
juin 1677 à Montréal, mariée le 27 février
1696 à Lachine à Pierre Sauvé dit LaPlante,
né 1652, paroisse de Libourne, diocèse de Bordeaux,
inhumé le 4 mai 1737, au Bout-de-l’Île.
Pierre est le fils de François et de Marie Malleret.
Une tragédie se produit le 8 mai 1689 à Lachine.
Une attaque indienne a anéanti les résidents
du village. Jean Michel et le fils de Pierre Boutin: Albert
(1671-1689) âgé de 17 ans furent les victimes.
Albert est né le 2 et baptisé le 7/9/1670 à Québec.
Marie Marchesseau est dans le recensement de 1681. Elle était âgée
de 42 ans.
Massacre de Lachine en 1689.
Le massacre de Lachine, Québec : Le 18 juin 1694,
furent déterrés les corps de Jean Michel et
de plusieurs autres personnes pour les transporter et les
inhumer dans le cimetière des Saints-Anges de Lachine.
1. Près de la maison de Lalande, était le corps
de Jean Fagueret dit Petitbois, où ayant fait des
fouilles avec des pioches proche d’une grosse roche,
nous avons trouvé tous ses os, tous les cadavres étant
consommés, lesquels nous avons fait lever de la terre.
2. Sur l’habitation d’eu Jean Michel, nous avons
trouvé les os du dit Jean Michel, et de son fils Pierre,
et d’Albert Boutin, de 18 ans, fils de Marie Marchesseau.
3.Sur l’habitation de feu Noël Charmois dit Duplessis,
nous avons trouvé les os du dit Charmois et d’André Danis
dit l’Arpenty, tués et brûlés.
4. Sur l’habitation d’André Rapin, nous
avons trouvé dans un creux cinq têtes dont une
de Perinne Filastreau, femme de Simon Davaux dit Bouterain
avec ses os; une et ses os, d’un garçon qu’on
dit être un soldat; deux têtes d’enfants
et leurs os, et la tête de Marie Cadieu, femme d’André Canaple
dit Valtagagne, dont les os furent trouvés dans une
fosse, au pied du grand bois du fort Rolland.
Nous avons fait aussi lever de terre, sur le bord de l’eau,
une partie des os de deux soldats, tués le 6 août
1689, dans le combat que les Iroquois livrèrent aux
Français entre le fort de l’église et
le fort Rolland, n’ayant pu faire exhumer le reste
des os, à cause du débordement des eaux qu’il
fait à présent.
5. Nous avons envoyé six hommes par de là de
la petite rivière de la Présentation, sur l’habitation
de feu René Chartier, où lui et ses deux fils,
et un petit sauvage, leur esclave, de la nation des Panis,
avaient été tués par les Iroquois le
5 août 1689, et où plusieurs personnes nous
ont, depuis leur mort, rapporté avoir vu sur la terre
leurs têtes et leur os; mais les herbes ayant crû depuis
ce temps. ils n’ont pu en rien trouver, et le soleil étant
près de se coucher, nous sommes retirés, ayant
fait mettre ces os dans un bateau que nous avons reçu,
avec le surplis et l’étole noire, au son de
la grosse cloche, accompagnés d'acolytes en surplis,
portant les chandeliers, la croix et l’eau bénite
et chantant les psaumes (...)
A l’égard des corps de Vincent Alix dit Larosée,
de Marie Perrin, sa femme, et une partie de leurs enfants
que les Iroquois brûlèrent dans leur maison
le 5 août 1689, on n’y a rien trouvé,
le feu ayant consumé les chairs et les os.
Madeleine Boursier, enfants de onze mois, fut aussi tuée
et noyée le 5 août 1689, par les Iroquois, et
ses os furent inhumés le 31 octobre 1694. (Archives
du Québec, Sherbrooke, Qué.)(texte original)
----------------------------------
Article: La boucherie dans une tempête de grêle
dans le massacre Iroquoise à Lachine:
Le ciel sur Lachine était fâché avec
l'orage imminent la nuit du 4 août 1689. Les 77 colons
et leurs familles se sentaient assurés néanmoins
dans leur maison. Dans le passé, les incursions Iroquoises
avaient forcé à dépenser beaucoup de
temps dans des estacades proche, mais une trêve avaient été signé l'été précédent
en présence du Gouverneur Jacques-René de Brisay
de Denonville était à Montréal, neuf
milles de là, faire savoir que la France et Angleterre étaient
encore en guerre, mais les Iroquois le savait et leur alliés
anglais les avaient armés pour de nouvelles attaques
sur la Nouvelle France.
Quelques heures avant l'aube, Lachine se réveilla
du tambourinage de la grêle, perçaient soudainement
par des cris affreux des tueurs Iroquois. Milles cinq cent
des guerriers de la région du lac Finger, aujourd'hui
dans l'état de New York descendent vers Lachine, tuant
au hasard avec des couteaux et des tomahawks.
Quelque survivant va aboutir à Montréal. Denonville
envoie Philippe de Rigaud, Chevalier de Vaudreuil, avec 300
soldats et ordonne à tous pour prendre abri derrière
des estacades. Vaudreuil ensuivi ordonne littéralement;
il refusèrent à permettre le sauvetage de 90
prisonniers dont des capteurs indiens furent trop soûl
pour se battre.
Plus tard ce jour là, les Iroquois se retirèrent
au sud fleuve St. Laurent en regardant Lachine en fumée
de leur victoire, en sachant que des captifs brûlait
vivant. Quarante-huit des 90 prisonniers se sont échappés,
et les autres n'ont jamais été revus. (Archives
du Québec, Sherbrooke, Qué.)(texte original)
BIO-F:Les enfants de Marie Marchesseau et Jean Michel:
1.Pierre Michel, né le 23 à Petite Rivière
St. Charles, baptisé le 24/9/1672 Québec, décédé 5/8/1689.
sépulture 29/10/1694 à Lachine (tué par
les Iroquois).
2.François Michel, n/b.20 Petite Rivière St.
Charles, bapt.21/2/1674 Québec; cité 5/3/1689
Lachine.
3.Guillaume Michel, n/b.29 Petite Rivière St. Charles,
bapt.30/3/1676 Québec, d. 1, s.2/8/1676
4.Marie Renée Michel, n./b.18/6/1677 Montréal,
m.1696 Pierre Sauvé.
5.Marie Madeleine Michel, n/b. début 1681, 7 mois
au recensement 1681, 19 ans en 1701, mar.1701 à Jacques
Leduc.
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BIO-F: (fille du roy): femme payée par le roi de France
pour aller en Nouvelle France.
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1.3
JOSEPH JULES MARCHESSEAULT VENU DE FRANCE
Lui, il vient s'établir à Chicago, Illinois
en 1899, sa descendance demeure tous en Louisiane et une
fille dans le Pennsylvanie. J'ai fait contacte avec eux et
mon donnée des photos pour la collection photo.
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1.4
FRANÇOIS MARCHESSEAU EN HAÏTI
PARENTS: FRANÇOIS MARCHESSEAU & ANGÉLIQUE
LESPÉRANCE:
1.4,1: MARIE CLAIRE MARCHESSEAU, {jb,ry} n/b.1692, Petit-Goâve,
Haïti, d. -/8/1762, Verette, Haïti., mar. *JEAN
BERNARD, n/b.1685, Blois, France, d.décembre 1726,
Verette, Haïti.
ENF : Claude Bernard, n/b.16/1/1720, Verettes, Haïti
BIO-F: Je ne sais pas d’où venait François
Marchesseau, mais il semble qu’il a été planteur.
Sa femme, Angélique Lespérance, née à Petit-Goâve,
(alors Saint-Domingue). Je cherche actuellement sa filiation.
Ils se sont installés à Verrettes, dans la
plaine fertile de l’Artibonite, au nord de Port-au-Prince,
et leur fille Marie-Claire Marchesseau est née vers
1692 à Verrettes, décédée en
août 1762.
Marie Claire Marchesseau a épousé Jean Bernard,
qui venait d’arriver de France. Il est natif de Blois,
vers 1685, mort à Verrettes en décembre 1726.
Un de leurs enfants, Claude Bernard, a eu une union très
stable avec une “négresse libre”, Anne
(aka) Nanon, bien que je n’aie pas trouvé leur
acte de mariage, tous leurs enfants portent le patronyme
Bernard.
Information de Rafaelle Roy, (une descendante de Marie Claire
Marchesseau), demeurant à Montréal, Québec.
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1.5
ANNA MARCHESSEAU, BORDEAUX , FRANCE
1.5.1:ANNA MARCHESSEAU, de Bordeaux, France, m.-/7/1796 Holy-Trinity
Catholic Church, église catholique, Philadelphia,
Pennsylvania, *JEAN BAPTISTE CHAURIAGE.
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1.6
ANNE MARCHESSEAU, NOUVELLE ORLÉANS / LOUISIANE
1.6,1:ANNE MARCHESSEAU, n/b.1765?, d.27/10/1852, âge
87 ans, Nouvelle-Orléans, Louisiane
BIO-F: Elle vient de France, date d’arrivée
inconnue.
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1.7
FRANÇOIS MARCHESSEAU, NOUVELLE ORLÉANS / LOUISIANE
1.7,1:FRANÇOIS MARCHESSEAU, n/b.1799?, d.1/7/1839, âge
40, Nouvelle Orleans, Louisiane
BIO-F: Aucune autre information trouvée sur cette
personne, peut-être qu’il vient de France. Il
est dans le registre de la Nouvelle-Orléans, Louisiane.
Est-ce qu’il est parent avec Anne Marchesseau du même
endroit? Encore aucune information disponible.
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1.8
SIEUR MARCHESSEAU
BIO-F: Un autre Marchesseau qui a touché le sol de
la Nouvelle-France et les eaux du Fleuve St-Laurent pendant
la transition de la Nouvelle-France à l’Angleterre.
Le Sieur Marchesseau retourne en France en 1762. Aucune mention
de son premier nom. (Données de rapports des Archives
de Québec):
18 mars 1758. Le même aux mêmes. Sieur Marchesseau,
Lieutenant de frégate, commandant de “LA MUTINE”,
remplacera comme capitaine du port de Louisburg jusqu’à la
paix. Il a procuré la croix de St-Louis au Sieur Dolabarats.
Folio 28bis, 1 page.
28 avril 1758. Le Sieur Marchesseau doit faire les fonctions
de capitaine de port, en attendant que le Sieur Le Longe
puisse se rendre à l’Île-Royale.
27 mai 1762. Le même M. Marchesseau. Espère
que son expédition a mettre à la voile.
(Archive du Québec, Sherbrooke, Qué.)
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5.10,6:GILBERT FRANÇOIS MARCHESSEAU/EAULT
(colonisateur dans les Cantons de l’Est)
Gilbert est né et baptisé le 19 novembre 1824 à l’Acadie,
comté de St-Jean. Il était un joli homme au
teint brun et yeux bleus comme sa race; taille moyenne, épaules
larges, mince et droit, très original et farouche.
Il n’a jamais consenti à faire prendre sa photographie.
Quand sont venues les amours, il traversait à pied
la petite rivière Montréal, prenant le raccourci
pour aller voir Basilice qui habitait dans une maison de
pierre.
Mais au menu de la vie enfantine de Basilice, elle devint
orpheline de père dès son bas âge. Son
père adoptif était sévère et
autoritaire, le pain était à la ration. Basilice était
de taille moyenne aux yeux bleus. Elle était la plus
jolie fille des environs.
Gilbert et Basilice se marièrent le 13 novembre 1849 à St-Joseph-de-Chambly.
Ils commencèrent leur vie commune au coin du rang
de la Bataille à Laprairie. Naquirent cinq enfants à cet
endroit. En 1860, ils déménagèrent à Farnham,
où quatre autres enfants sont nés.
En 1867, Gilbert décida de partir pour coloniser dans
les Cantons-de-l’Est. C’est Ste-Edwidge qu’il
choisit, où il fit l’acquisition de son lot.
Il arriva en 1868 au village de Clifton (Ste-Edwidge). Au
menu, lui et sa famille demeuraient au village. Ce fut dans
sa maison que logea le premier évêque qui allait à Ste-Edwidge;
Monseigneur Charles Larocque, évêque de Ste-Hyacinthe
1866 à 1875.
Ils firent quelques voyages aux États-Unis à Woonsocket,
Rhode Island, où il perdirent deux de leurs enfants,
Angélina et Aimé Gaspard. C’était
une grosse perte surtout dans un pays étranger.
Peu après, ils revinrent au pays pour s’y installer
pour de bon. Gilbert prend possession d’un lot de terre
sur le chemin de East Clifton, à quatre milles du
village. C’est à cet endroit qu’il fit
bâtir sa cabane où sont nés ses deux
plus jeunes enfants. Cette maison a brûlé, mais
fut rebâtie au même endroit que la cabane.
C’était un beau lopin de terre qui devint une
ferme prospère, avec une sucrerie qui donnait du beau
sirop et faisait de la bonne tire. Cette sucrerie a été détruite
par l’ouragan de 1938.
Gilbert avait le caractère très original, rêveur,
silencieux, solitaire et farouche. Il adorait ses chevaux
qu'il ne faisait pas travailler. Il s’asseyait sur
la clôture et admirait ses belles pouliches en fumant
sa pipe. Il trayait sa vache trois fois par jour, qui lui
donnait trois chaudières de lait. Son chien s’appelait “Comme
toi”.
Ses talents: il était un beau chanteur quand il était
seul et sifflait pour faire danser. Il fabriquait très
bien les bottes « sauvages » et les mocassins,
créait des jouets et de jolies poupées de bois
pour ses petits-enfants. Il était aussi très
bon infirmier, soignait ses enfants et les malades du voisinage
et était vétérinaire à ses heures.
Son sport favori était la pêche, le poisson était
son met favori, mais hélas!, Il lui fallait cuire
son poisson sur un feu de bois dehors, car Basilice détestait
le poisson.
Gilbert aimait beaucoup aller veiller au moulin, à moins
d’un mille de chez-lui à travers le bois. Il
emportait son fanal pour se défendre des ours, nombreux
dans cette épaisse forêt à cette époque.
Si la mère ourse et ses oursons se trouvaient sur
son chemin, Gilbert disait “marche, marche bonne femme” et
la mère ours et Gilbert suivaient le même sentier
jusqu’à la fourche qui conduisait Basilice à sa
cache (la maison) et lui à sa cabane (la maison).
Gilbert avait une grande faiblesse, il était un peut « flirteur »,
et trop rêveur pour bien réussir. Il fut courageux
et résigné dans les épreuves, six de
ses enfants moururent avant lui. Il décéda
subitement en fendant son bois devant sa porte le 21 avril
1900. Émile Bédard qui passait par-là le
transporta dans la maison. Il laissait Basilice, cinq enfants
vivants, 39 petits-enfants, 37 arrière-petits-enfants.
Son lot est devenu une des plus belles fermes de Ste-Edwidge.
Basilice était solitaire et silencieuse, n’aimait
pas la compagnie, mais avait une très belle voix.
Elle chantait en filant sa laine sur le perron de sa cabane.
Les ours qui passaient dans les champs de blés s’arrêtaient,
se tenaient debout, l’écoutaient chanter! Elle était
fileuse de renom et tricotait sans cesse jusqu’à la
fin pour la famille de Gilbert.
Après la mort de Gilbert, elle vint demeurer près
de son fils Gilbert Jr. dans une petite maison sur la côte.
Cette côte s’appelle depuis “la côte à Mémère”.
Dans cette maison, elle prit soin de son fils Joseph, celui
qui avait la paralysie enfantine. Après sa mort elle
vint demeurer avec la famille de Gilbert,Jr., jusqu’à sa
mort qui survint huit ans plus tard. Basilice passa une vieillesse
tranquille et retirée.
Elle lisait sa messe tous les matins, faisant sa prière
dans son livre de messe aux pages tout usées d’avoir été trop
lu! Elle récitait son chapelet et tricotait, tricotait
sans cesse, un chausson à moitié fini reposait
dans sa manne après son départ.
Les enfants de Gilbert Jr. étaient toujours contents
quand elle les appelait pour essayer leurs bas et les mitaines
qu'elle leurs faisait. Elle cachait souvent les jeunes enfants
sous son tablier pour jouer « à cachette ».
Elle mangeait toujours seule dans la salle à dîner.
Mais le Jour de l’An ses deux petits-fils aînés
Anatole et Gaspard l’emportaient dans sa chaise à la
table de famille pour le grand repas de la fête. Les
jeunes enfants décoraient sa manne avec des fleurs
de papier, son fils l’emplissait de bonbons, les petits
la vidaient plusieurs fois. Elle leurs faisait mettre les
deux mains en creux, ils allaient la voir souvent au cours
de la journée. (manne: est un grand panier qui servait
au transport des marchandises), (Le Petit Larousse))
Un jour d’orage, le vent s’éleva. Basilice
en se forçant pour aller fermer la porte, tomba sur
le plancher et se fêla un os de la hanche. Elle ne
marcha plus! Ses petits-enfants la traînèrent
dans sa chaise noire. Les deux dernières années
de sa vie, elle usa deux paires de bas.
Assise devant le châssis de l’avant de la salle à dîner,
elle pouvait prédire la température pour le
lendemain jusqu’au coucher du soleil. Dans le temps
des foins, son fils et petit-fils allaient lui demander s'ils
devaient faucher le lendemain. Elle ne se trompait jamais!
Elle ne fut pas maladive, mais elle vieillissait doucement.
Durant ses derniers jours, elle avait adopté son petit-fils
Onile pour avoir de la compagnie. Il ne lui jamais rien refusé.
Parfois, quand Onile passait pour labourer à deux
milles de chez-lui, il s’arrêtait pour seulement
pour prendre un verre d’eau et voir la santé de
grand-mère. C’était lui qui devait la
coucher, Irène la peignait et lui lavait les pieds.
Un dimanche d’octobre, il faisait chaud comme en juillet.
Flore Anne et Irène avaient l’air d’anges
blancs. Quand elles allèrent dire bonjour à leur
grand-mère, elle leurs disait qu’elles avaient
l’air des anges blancs. Ce fut ses dernières
paroles qu’elle leur adressa. À leur retour
de l’église, Onile et sa mère Émilie,
la transporta de sa chaise à son lit. Ils se préparèrent à dirent
des prières. Irène alla chercher son livre
de messe dans son armoire, la grand-mère se redressa,
fixa ses yeux sur Irène et trépassa!. Irène
poussa un cri en tombant à genoux. Ils sortirent de
la chambre et Léontine, la femme de Gaspard, récita
les prières des agonisants.
C’était le 1er octobre 1911. Elle fut enterrée
près de son mari au cimetière de St-Edwidge.
Elle laissa quatre enfants, Gilbert, Louise, Emma, et Basilice
qui porte le nom de sa mère, avec 39 petits-enfants
et 37 arrière-petits-enfants.
Irène perdit à onze ans la grande amie de son
enfance. Elle la revoyait encore assise dans sa berceuse
dans ses atours du dimanche, ses vêtements de deuil
et les beaux cheveux argentés sous la coiffe noire,
attachés avec un ruban de palme noir. (Biographie
par Irène Marchesseault).
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6.20,1:GILBERT MARCHESSEAU/EAULT, JR.
(sa vie aux États-Unis et son retour final au Canada)
Notre père, l’aîné de sa famille
est né à Laprairie, le vendredi 23 août,
1850. Il fut le seul fils qui continua la lignée de
son père. On l’appelait le petit Gilbert. Il était
un joli petit gars blond aux yeux bleus, ressemblait plutôt à sa
mère. Intelligent et plein de vie, il passa sa petite
enfance au coin du chemin de La Bataille à Laprairie,
environ à six milles du village où son père
grandit. Il partagea ses jeux avec ses sœurs, Louise,
Emma, Angélina et Méraline. Son chien Colly était
son compagnon inséparable.
Vers l’âge de dix ans il suivit sa famille à Farnham.
Il nous parla souvent de la belle église où il
fit ses menus de chantre. Tous les dimanches, il chantait
le cantique à la Ste. Vierge. “Je mets ma confiance
Vierge en votre secours” qui fut toujours son cantique
favori.
La jolie rivière Yamaska avait beaucoup d’attraits
pour lui et aussi pour les petits gars de son âge.
Il avait des plans. Un jour, il construisit un radeau et
emmena Louise, Emma et son chien se promener sur la rivière.
Cette promenade faillit tourner au tragique, le courant emporta
la frêle embarcation vers la chute et les enfants faillirent
se noyer.
L’hiver, il patinait sur la rivière, il était
très habile à ce sport, il écrivait
son nom avec ses patins. Il aima beaucoup son village de
Farnham dont il nous parla souvent. Il resta toujours ami
avec ses cousins les descendants de son oncle Exurie Marchesseault.
Encore jeune, muni de son coffre d’outils et quelques
nippes, il alla tenter sa chance aux États-Unis et
s’engagea comme ouvrier. Il était jeune, fort
et brave. Un jour sur le chantier un gars plus âgé et
plus grand que lui voulut le battre. Le petit Gilbert lui
fit face les poings fermés prêt à foncer
sur son agresseur. Un noir admirant l’enfant sans peur
s’approcha du groupe, l’autre s’esquiva.
Le noir plus âgé et ayant plus d’expérience
savait que le petit canadien était en danger et que
l’autre prendrait sa revanche à la première
occasion. Le soir il vint s’allonger à côté de
notre père qui se demandait pourquoi. Au cours de
la nuit pendant que le petit gars dormait l’autre revint
mais en apercevant le noir qui le fixa dans les yeux il s’effaça.
Après cet incident notre père a toujours aimé les
noirs. Il disait qu’ils sentaient un peu le mouton
lorsqu’ils se couchaient, mais qu’ils étaient
fiables et honnêtes.
A dix-sept ans, il s'enrôla dans les Zouaves pour aller à Rome,
mais une mauvaise pleurésie le retient à la
maison et le conduisit deux pas de la tombe. Il s’en
est ressenti toujours. Il avait près de dix huit ans
quand son père émigra dans la forêt des
Cantons de l’Est et y bâti sa cabane de bois
rond. Ste-Edwidge devait devenir sa petite patrie intime.
Dans sa jeunesse notre père était un joli garçon,
blond aux yeux bleus, grandeur moyenne, épaules large,
très droit jusqu’à la fin, beau chanteur,
beau danseur, sociable, il était populaire avec le
sexe faible. Il était fermier de son métier
et très adroit pour bâtir. La colonisation l’intéressait.
Ayant fait ses menus de colon en aidant son père à défricher
son lot, il devait plus tard défricher sa propre ferme,
y abattre les premiers arbres pour faire place à la
maison qu’il construisit lui-même pour abriter
sa couvée!
Se fut aux funérailles d’oncle Henri Bilodeau
qu’il rencontra sa destinée. Le petit Gilbert
vit Émilie pour la première fois. Elle était
une jolie petite fille blonde aux longs cheveux bouclés.
Ses frisettes attirèrent son attention. Il a toujours
eu un faible pour les cheveux frisés! Il la trouva
jolie dans ses vêtements de deuil, il y rêva,
y pensa et finalement demanda sa main à son père
Charles qui là lui accorda avec grand plaisir. Tout
heureux de donner sa fille à un des garçons
le plus populaire de la place. Ils se marièrent le
12 avril 1875. A cette époque l’avenir était
plutôt sombre pour les jeunes ménages. Un grand
nombre émigra aux États-Unis. Deux ans après
son mariage, notre père y retourna essayer sa chance
encore une fois. Il amena sa jeune femme et ses deux enfants
Anatole et Angélina à Manchester, New Hampshire
où il travailla de son métier d’ouvrier.
Il s’arrêta chez un fermier qui l’envoya
bûcher dans son bois. Plus tard, il aida à traire
les vaches gagnant ainsi sa nourriture et le lait de sa famille
en plus de son salaire.
Un jour le fermier lui confia qu’il avait bien besoin
d’une grange, mais qu’il ne trouvait personne
pour la construire. Ce soir là, Gilbert demanda à Émilie
de lui donner une grande feuille de papier n’ayant
rien de mieux. Il veilla, quand il se coucha, une belle grosse
grange était dessinée sur le papier.
Le lendemain, il dit a son « boss »: “J’ai
bâti ta grange hier soir sur une feuille de calendrier”.
Voyant cela, l’homme dit: “Si tu peux bâtir
une grange comme celle-ci tu as fini de bûcher du bois
et traire les vaches!” Fleurida et Emilia naquirent à Manchester.
Ils eurent le chagrin de perdre la petite Fleurida à l’âge
de sept semaines.
Ce fut le menu de la carrière d’ouvrier du « petit » Gilbert
qui continua de bâtir aussi longtemps que ce fut nécessaire
pour économiser l’argent qui lui était
nécessaire pour revenir au pays où il prit
un lot à un mille de son père à travers
la forêt.
Ils ne furent pas heureux aux États-Unis, la vie à loyer
dans un « block » leurs déplaisait. Ils
regrettaient que leurs enfants soient privés de grand
air, d’espace et du soleil dont il avait jouis durant
son enfance.
Quoique pauvres ils eurent une enfance heureuse pleine d’aventures
et de liberté à même les champs. Il leur
aurait fallu une fortune pour donner ce luxe à leurs
enfants dans cette ville industrielle. Notre père
décida de revenir au Canada où il fit l'acquisition
d’un lot situé à un mille de celui de
son père à travers la forêt.
Il y construit sa maison qui n’était pas une
cabane « à la mode du temps ». Il abattit
les plus gros arbres, équarrir à la hache et
monta une maison de six chambres sur une cave la hauteur
d’un homme ce qui était rare à cette époque,
car les cabanes en bois rond, des colons n’avaient
qu’une chambre et pas de cave. Il y mit de grands châssis
et une porte vitrée avec un contour peinturé.
Les gens appelaient cela le château “Marchesseault”!
Plus tard, il y ajouta une grande cuisine et y installa une
table longue d’un bout à l’autre. Elle était
toujours pleine.
Notre père aimait la nature, il ne voulait pas de
rideaux dans les châssis qu’il avait fait grands
pour voir la beauté de la campagne. Il peintura sa
maison jaune disant que cette couleur allait bien avec le
vert des champs et de la forêt. Son père a fait
une table à dîner pour sa famille pour mettre
dans sa salle à dîner au menu de son mariage.
Le berceau en bois d’érable fait pour lui par
son père vint aussi prendre sa place sous son toit.
A la table il était toujours pieux. Notre père était
fermier corps et âme. Il défricha et cultiva
sa ferme avec dévotion. Aimant toutes les choses de
la nature et les animaux, il n’était bien que
dans son sillon! Il a passé pour un homme de talent,
il n’avait jamais d’argent en banque, il la plaçait
sur des terres. Il tenait toujours au moins $300.00 dans
un long portefeuille en cuir usé dans sa poche au-dedans
de sa veste pour faire des marchés. A part de sa ferme,
il avait les terres de Charrette, Lazier, et St-Pierre. Les
maisons étaient souvent habitées par des engagés,
leurs enfants venaient au devant de leurs pères qui
mangeaient chez nous. On les faisait se laver, se peigner
et se mettre à la table. Parfois le banc était
tellement plein que l’on mangeait que d’une main
pour faire plus de place aux autres. Les chaudrons de notre
mère semblaient inépuisables.
Notre père était un grand chef dans sa famille,
assis au bout de la table avec les deux petits derniers chaque
côté de lui, son fils aîné lui
faisant face à l’autre bout de la table, il
présidait au repas. Il ne manqua jamais de dire son
bénédicité avant de s’asseoir,
c’est lui qui coupait le pain et le distribuait à sa
couvée. Il faisait toujours une croix avec son couteau
avant d’entailler une miche “les bonnes miches
du bon vieux temps”, c’est lui qui chaque soir
disait le chapelet en famille avec l’unique chapelet
qu’il a eu dans sa vie, Il l’avait reçu à sa
première communion. Ce chapelet est conservé comme
un souvenir de famille. La Sainte Vierge était sa
grande confidente. Il terminait toujours avec cette prière. “Nous
avons recours à votre puissante protection Sainte
Mère de Dieu”.
Il fut aussi un grand chef dans sa paroisse, il aidait beaucoup
de Canadiens qui revenaient des États-Unis, il leur
bâtissait une cabane de bois rond, hébergeait
leur famille en attendant. Bon ouvrier, homme d’affaires
connaissant les lois, il était consulté pour
tout ce quoi se faisait dans la paroisse. Il fut élu
maire quatre fois. Il succéda à M.. McClary
qui fut le premier maire pendant plusieurs années.
1er terme: 6 mars 1893-1895 succède par McCarr.
2me terme: 20 janvier 1896-1898 succédé par
M. Pierre Jalbert,
septembre 1899, remplaça M. Jalbert, absent.
3me terme: 5 février 1900-1902 succédé par
Onisime Desjardins
4me terme: 2 février 1903-1904 succédé par
Alphonse Cabana
Il fut conseiller, marguillier, président des commissaires.
Il ne se bâtissait pas un pont ou une route nouvelle
sans qu’il soit consulté. Ses connaissances
qu’il avait prise dans un livre de loi rendit souvent
service à ses voisins. Comme son père, il était
bon vétérinaire, en plus de soigner ses animaux,
il passa bien des jours et des nuits a soigner les animaux
de ses voisins. Un de ses plus grands chagrins fut de vendre
sa ferme qu’il avait défrichée de ses
mains et de se séparer de ses chers animaux.
En 1911, il bâtit une belle grosse grange à comble
français, peinturée rouge et vert, c’était
la plus belle grange du comté. Il était plus
fière de sa grange que de sa maison disant que la
grange faisait vivre la maison. Son troupeau de Hereford
et ses chevaux Belges faisaient son orgueil.
Notre père aimait beaucoup le plaisir. Le meilleur
chanteur des environs, il aimait les petites veillées
du bon vieux temps! Nul autre n’a « plumé » l'Alouette
avec autant d’entrain que lui. Il chanta à l’église
pendant 68 ans. Fut maître chantre pendant quarante
deux ans. La paroisse fêta ses noce d’argent
de maître chantre. M. le curé Morache lu l'adresse,
une coutellerie en argent lui fut présentée
avec une canne d’argent portant son nom ainsi que la
date de son anniversaire. (canne: bâton sur lequel
on s’appuie en marchant)(Le Petit Larousse))
Il avait le culte de l’hospitalité. Sa porte était
ouverte à tous et chacun, parents, amis, chômeurs,
malades et à un grand nombre de quêteux. Plusieurs
venaient à sa maison, grand-père Bilodeau,
grand-mère Marchesseault, sa sœur tante Méraline,
tante Edmire Bilodeau, et sept de ses enfants.
Il était sentimental comme son père. Il aimait
la saison des nids d’hirondelle sous le toit de ses
bâtiments, mais, il était toujours triste lorsque
les oisillons quittaient le nid. Il pensait qu’un jour
son propre nid se viderait, comme celui de sa mère.
Il n’avait aucune habileté pour le soin des
malades. Par contre il était bon vétérinaire
pour les animaux qu’il soignait avec dévotion.
Menu de son gros livre du Docteur Grignon, Il alla souvent
soigner les animaux des voisins.
Un dur coup vint frapper à sa porte. Les exigences
de la guerre 1914 le forcèrent à abandonner
la ferme et à se retirer au village. L’encan
eut lieu le 17 octobre 1917, jour de pluie qui s’ajoutait à la
tristesse de la séparation. Deux ans plus tard une
autre grande épreuve vint frapper à sa porte.
L'influenza emporta notre mère après quelques
jours de maladie au printemps 1920.
Il a fini ses jours au village qui l’a vu naître.
Il chantait sa messe tous les matins, prenait soin de sa
vache, de son cheval et de ses poules. Il lisait ses nombreux
journaux, faisait un petit somme et jouait aux cartes avec
le club des vieux colons à la retraite. Les petites
filles orphelines de sa fille Émilia qu’il avait
recueillies chez lui occupèrent ses vieux jours.
La Sainte Vierge qui fut toujours sa grande confidente vint
le chercher un samedi d’été le 2 juin
1928. Il mourut entouré de sa famille, dans sa 78ième
année. Son corps repose à l’ombre du
clocher de la vielle église où pendant tant
d’année il chanta la messe. Jusqu’à la
fin il a eu le respect de ses enfants qui le considèrent
toujours comme un grand chef. (biographie par Irène
Marchesseault).
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La vie d'Émilie Bilodeau-Marchesseault
Notre mère est née à Ste-Marguerite-de-Dorchester
vendredi 1er octobre, 1858. Elle était la 4e fille
et la 9e enfant d’une famille de douze. Fait remarquable
elle fut la seule des enfants de Charles Bilodeau qui éleva
une famille. Sa sœur Adéline devint veuve un
mois après la naissance de son premier enfant. Les
autres qui se marièrent n’eurent pas d’enfants.
Elle partagea ses jeux d’enfance avec ses trois petites
sœurs Olive, Adéline et Edmire. Adéline
semble avoir été sa sœur favorite. Vers
l’âge de six ans, elle alla demeurer à Stanfold,
qu’on appelait le Boisneuf; dans les terres neuves
de Princeville. Oncle Georges, le dernier est le seul qui
naquit à cet endroit. Plus tard, la famille vint demeurer à Compton
et à Ste-Edwidge. Pas bien longtemps après
le décès de l’oncle Henri, ce furent à ses
funérailles que notre mère blonde et jolie,
fut remarqué par notre père.
É milie comme ses frères et sœurs, commence jeune à gagner
sa vie. Elle travailla à Compton pour M. St. Laurent, le présent
premier ministre du Canada. Elle garda toujours un bon souvenir de cette famille
qui la traita avec bonté. Elle n’a pas eu de vie de jeunesse. A
seize ans et demi elle était mariée et elle commença alors
la vie comme épouse et mère telle que celle des femmes de cette époque.
Elle y fut scrupuleusement fidèle jusqu’à la fin.
Elle fut une mariée de Pâques dans une jolie
toilette grise, portant le demi-deuil de son frère
Henri. Deux ans après son mariage elle suivit son
mari aux États-Unis, mais elle ne put s'acclimater à la
mentalité du voisinage. Elle tenait ses enfants dans
la maison pour qu’ils n’entendent rien des chicanes
des femmes du voisinage. Élevée scrupuleusement,
elle était scandalisée par leur conduite et
leur langage.
Elle souhaitait revenir vivre à la campagne dans son
pays natal. Ses prières furent exaucées quand
un bon jour en venant dîner, son mari lui annonça
qu’il avait décidé de retourner au Canada.
Toute joyeuse, elle demanda où irons-nous? “Dans
le bois fut la réponse!” C’était
assez bon pour elle, quand il revint le soir à sa
grande surprise tout était emballé prêt à partir.
Il n’avait pas voulu dire qu’il partait ce jour
même. La voyant toute déçue, il se gratta
l’oreille, alluma sa pipe comme toujours quand il faisait
face à un problème, mit son casque et sortit.
Notre mère alla s’agenouiller devant son Sacré Cœur
qui était son grand confident pendant que notre père
marchait machinalement absorbé par ses pensés.
Ses pas le conduisirent à la gare. Il y entra et trouva
qu’un train partait pour le Canada dans la nuit. Il
revint tout joyeux annoncer que l’on partait.
C’était au printemps de 1881, ce qui fit dire
par notre mère “que c’est le plus bel été de
sa vie.” Elle entrevoyait enfin un avenir pour ses
enfants et au bout du sentier elle voyait son mari bâtir
sa maison.
C’était la paix dans la solitude de la forêt,
la belle forêt canadienne parfumée de résine
et parsemée de jolies fleurs sauvages. Ses petits
avaient de l’espace pour courir, le grand air et le
soleil qu’elle avait appréciés dans son
enfance. Ils ne s’éloignaient pas car ils avaient
peur des nombreux ours à cette époque.
Elle sortait son rouet devant sa porte et filait sa laine
dans la fraîcheur du sous bois. Elle faisait sa lessive
dans l’eau douce du ruisseau, son linge bien blanc
séchait sur la mousse verte. Plus de fumée
noire pour salir son linge comme en ville, plus de chicanes
et hurlements des voisines, la paix et la tranquillité seule
avec sa famille. Avec Pit (Anatole) âgé de cinq
ans, elle planta un pin qui fut plus tard « l’orgueil
de la famille ». Son ombrage abrita nos jeux et ses
branches énormes nous servirent de maison pour jouer « à la
madame ». L’heure des repas ramenait “ses
hommes” pour la soupe aux pois. Je lui demandai un
jour qui était “ses hommes?” Elle dit “Ton
père et Pit” son fils aîné qui
n’avait alors que cinq, mais il a toujours été un
homme pour elle.
Notre mère était la meilleure fileuse de tous
les environs. La chanson de son rouet amusait le bébé dans
son berceau. Très minutieuse pour sa lessive, son
linge était toujours bien blanc. Il était beau
voir ses belles « piles » de draps et têtes
d’oreiller rangés avec soin dans son armoire.
Elle repassait comme un « chinois ». Le blason
des chemises de ses hommes était raide comme des bardeaux
et reluisait comme un miroir, ce qui faisait le bonheur de
son mari très exigeant pour ses chemises et de même
de ses grands garçons qui tenaient du père.
Bonne cuisinière, sa table était toujours servie
avec soin et le menu varié et appétissant.
Sa spécialité au goût de notre père était
les pâtés au poulet et la tarte aux bleuets
dont il raffolait. Pour nous, tout ce qu’elle cuisinait était
délicieux. Elle cousait bien les culottes pour ses
p’tits gars mais n’aimant pas faire les robes,
elle passa cette corvée à Emilia dès
qu’elle fut assez grande pour coudre. Elle avait une
mémoire remarquable qu’elle tenait de son père.
Comme les Bilodeau, elle était une excellente jardinière.
En plus d’un grand jardin potager qu’elle cultivait
avec dévotion, elle entretenait un joli parterre de
fleurs de toutes les variétés, ses fenêtres
aussi étaient remplies de belles plantes à fleur,
sa cave remplie de légumes, des conserves, pots de
confitures, vin, etc. Son armoire avait toujours une cachette
de bonbons pour les récompenses et de monnaie pour
les cas d’urgence ou pour quelques fantaisies. Elle
s’occupait de la basse cour, élevait des poulets
et des oies qui se présentaient sur la table du Jour
de l’An.
Notre mère fut dévouée pour tous et
chacun. Elle ne pensait jamais à elle. Debout la première à quatre
heures on ne la prenait pas au lit le matin. Émilie
allumait elle-même son poêle à bois, réveillait
le plus vieux de ses fils, Anatole, après Onile. Elle
laissait dormir son mari qui avait lu ou calculé jusqu’aux
petites heures du matin. Elle était la femme forte
de l’évangile! Sa foi vive lui fit accepter
avec résignation le « départ » de
six de ses bébés que le bon Dieu lui demanda
de recevoir au ciel, disant qu’il les lui avait seulement
prêter! Elle appelait cela sa petite couronne, ses
douze grands étaient sa grande couronne! Elle parlait
souvent de ses six petits anges en pensant combien ils étaient
heureux. Infirmière; elle possédait un don
spécial pour le soin des malades. Chacun venait la
chercher pour soigner petits et grands ou pour la naissance
d’un bébé car il n’y avait pas
de médecin dans les environs. Elle avait toujours
de beaux linges blancs stérilisés tout prêts
en cas de besoin. Elle était toujours heureuse d’annoncer à son
mari la naissance d’un gros garçon ou qu’une
femme du voisinage lui confiait ses craintes et ses soucis.
Elle les encourageait et remontait leur moral, mais ne disait
jamais un mot à personne de ce qu’elles lui
avaient confié.
Notre mère vécu une vie effacée. Elle
ne se glorifia jamais d’avoir été madame
la mairesse à plusieurs reprises. Elle ne dansait
ni ne pouvait chanter une note. Comme sa mère elle
avait le culte de l’autorité établie,
fut très soumise à son mari et éleva
ses enfants dans le plus grand respect pour leur père. “Tout
pour votre père”, était le mot d’ordre
dans la maison. La meilleure chaise était pour notre
père, le meilleur morceau à la table, s’il
restait du dessert, un peu de sirop, etc. ont va garder cela
pour votre père “disait-elle avec son regard
de bon chien fidèle”.
Elle avait une confiance absolue en son mari. Pas une fois
elle s’inquiéta au sujet de ses affaires, elle
ne connaissait rien des affaires et ne voulait rien savoir.
Elle avait assez d’élever ses enfants.
Deux fois au cours de sa vie notre père vint près
de lui confier ses inquiétudes. Notre mère
ne cherchait pas à savoir la raison de son embarras,
elle l'encourageait en disant qu’elle n’était
pas inquiète et qu’il trouverait bien « un
trou pour sortir. » «Tu as toujours trouvé un
moyen pour arriver», disait-elle « Tu en trouveras
bien encore une ». Notre père un peu incertain
par sa confiance, mais pas bien convaincu, se grattait l’oreille,
allumait sa pipe, mettait son chapeau et sortait marcher
dehors.
Après son départ, elle n’était
pas brave, elle savait que s’était sérieux
pour qu’il lui en parle. Elle allait vite s’agenouiller
devant son Sacré Cœur. Quelques temps après
notre père lui apprenait que tout était réglé,
il avait trouvé un « trou pour sortir. » “Je
le savais!” Disait-elle, “Je n’étais
pas inquiète!”
Elle nous communiqua sa grande confiance en lui et créa
autour de nous un climat de sécurité. Après
notre Saint-Père-le-Pape, c’était notre
père. Il nous semblait qu’il connaissait tout
et ne pouvait se tromper qu’aucun malheur pouvait nous
arriver sans sa protection.
Douée d’une santé de fer, elle ne prit
jamais le temps d’être malade ni se reposer.
Ce fut pour nous tous un choc douloureux de la voir partir
vite! L’influenza l’emporta en cinq jour de maladie.
Elle ne fut que deux jours malade au lit. C’était
au retour de l’influenza qui frappa notre famille entière
et fit deux autres victimes. Son dernier chagrin fut d’apprendre
la mort du mari d’Émilia qui partit cinq jours
avant elle. Après avoir eu dix-huit enfants, la plus
jeune seulement était auprès d’elle à ses
derniers moments. Aucun autre ne la vit dans sa tombe, étant
tous pris par cette terrible maladie. Aucun enfant ni son
mari assistèrent à ses funérailles.
Quelques voisins l’accompagnèrent à l’église
dans une tempête terrible du mois de mars. Elle avait
toujours demandé de partir avant son mari et de ne
pas donner de trouble à personne. Elle fut exaucée!
Son grand ami le Sacré Cœur vint la chercher
un vendredi. C’était le 5 mars 1920. Cette mort
soudaine acceptée avec résignation vint couronner
une vie de sacrifices. Son corps repose dans le cimetière
où elle nous amena tant de fois prier sur les tombes
de nos chers défunts. Sa mémoire restera pour
nous tous un enseignement et pour sa famille une grande bénédiction. ......................................Mis
en ligne le 31/01/2009........
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